Ainsi, rien ne démontrait qu’une nouvelle menace concrète risquait d’intervenir et qu’une mise en détention se justifiât. Concernant les questions posées par le prévenu à sa fille aînée quant à l’existence d’un bracelet d’alerte et aux horaires de la famille le matin des faits, cette information n’était pas connue du Ministère public au moment des faits. La fille elle-même n’y avait du reste pas réellement prêté autrement attention avant les faits. Partant, il ne saurait être reproché à la procureure, ou au procureur général qui avait entretemps repris la direction de la procédure, de ne pas en avoir tenu compte.