Dès lors, il ne saurait être retenu que, selon le cours ordinaire des choses et l’expérience de la vie, le fait de laisser le prévenu en liberté était de nature à causer l’événement tragique s’étant en finalité produit. En effet, comme cela ressort de ce qui précède, rien ne permet d’établir à quel moment le prévenu s’est décidé à commettre l’irréparable, dès lors que rien ne permet de connaître l’enchainement exact des événements ayant mené le prévenu à agir comme il l’a fait. Aucun acte d’instruction supplémentaire ne permettra du reste d’apporter des éclaircissements supplémentaires sur cette question.