Cette mission est nécessairement d’une très grande complexité, dès lors qu’il est impossible pour le procureur, qui n’est pas expert psychiatre, de se mettre dans la tête du prévenu pour déterminer quelles sont ses intentions futures. La situation est encore compliquée par le fait que le CPP prévoit une procédure de placement en détention qui ne laisse qu’un délai extrêmement réduit (48 heures au maximum depuis l’arrestation du prévenu, art. 224 al.