Le but de cette disposition consiste précisément à protéger la sécurité d’autrui contre le risque de commission par une personne sous enquête de nouveaux crimes ou délits graves, parmi lesquels la jurisprudence fait entrer en particulier les atteintes à l’intégrité physique. Sur le principe, on attend du ministère public qu’il prenne les mesures adéquates pour éviter toute atteinte à ces biens et ainsi qu’il protège la société contre un délinquant dangereux avant qu’il ne fasse l’objet d’un jugement entré en force.