seules deux clés ont pu être saisies ; la recourante, interpellée par la police afin d’obtenir la troisième clé, a répondu qu’elle ignorait où elle se trouvait et que dans tous les cas, elle ne la leur donnerait pas ; entendue par le Ministère public, la recourante a admis avoir continué les travaux après la confiscation des clés ; les recourants n’ont pas donné les coordonnées des propriétaires des machines, malgré la demande du Ministère public ; la saisie des clés des machines de chantier était nécessaire car elles servent à la commission d’infraction ainsi qu’à la destruction du paysage protégé, dans le respect du principe de proportionnalité ;