Attendu que l’infraction réprimée par l’art. 125 CP doit avoir été commise par négligence ; la violation du devoir de prudence doit ainsi être fautive, c’est-à-dire imputable à l’auteur ; tel sera le cas si, compte tenu des circonstances personnelles de l’auteur, une inattention ou un manque d’effort blâmable peut lui être reproché ; pour déterminer ce manquement, il conviendra notamment d’examiner si l’auteur, en fonction de sa situation personnelle, pouvait se rendre compte du danger qu’il a créé ; en matière d’activités professionnelles, la formation, l’expérience ou le statut joueront un rôle important ;