Attendu, s’agissant d’allégations d’un enfant, qu’elles peuvent intentionnellement être fausses, c'est-à-dire que l'enfant ment délibérément, ce qui est rarement le cas lors d'allégations d'abus sexuels, du moins lorsque le dévoilement est spontané ; elles sont plus fréquemment non intentionnelles : l'enfant profère de fausses accusations sans s'en rendre compte ; ce cas de figure peut survenir notamment lorsque l'enfant est interrogé de manière suggestive, par exemple par un adulte convaincu de la réalité des abus ;