L’argumentation du Ministère public repose sur le fait que le dessein d’enrichissement illégitime – élément constitutif subjectif de l’infraction d’abus de confiance reprochée au recourant – est réalisé non seulement lorsque l’auteur fait usage à son profit du bien confié mais également lorsqu’il en fait profiter un tiers. Il n’est ainsi pas nécessaire que l’argent ait transité sur un compte appartenant à l’auteur de l’infraction pour que l’infraction soit réalisée.