Vu la prise de position de A., par sa mandataire, du 18 juillet 2018 ; il est constaté que le Ministère public ne fait aucune référence aux arguments soulevés par le prévenu et ne se prononce pas sur respect du principe de la proportionnalité, se limitant à informer qu’un acte d’accusation sera transmis courant août 2018 au Tribunal pénal de première instance et qu’une peine privative de liberté de 30 mois au minimum sera requise ; le prévenu conclut ainsi au rejet des mesures provisionnelles et du recours déposés par le Ministère public, à ce que sa libération immédiate soit ordonnée, sous suite des frais et dépens ;