le prévenu a été victime de tromperie, puisqu'on lui a fait croire qu'il était interdit d'utiliser un téléphone en prison et en parallèle, on l'a laissé faire ; à cet égard, il n'est pas établi que c'est lui qui a introduit les téléphones en prison ; au lieu d'intervenir, la direction de la procédure l'a laissé utiliser lesdits téléphones et les a mis sous surveillance pendant presque six mois ; cette situation est également problématique du point de vue de la sécurité, puisque manifestement, ni le Service juridique, en charge de la gestion des prisons, ni les gardiens n'ont été informés ;