En effet, au cas d'espèce, les infractions reprochées au recourant, à savoir notamment deux brigandages (art. 140 CP), sont des crimes (art. 10 al. 2 CP) passibles d'une peine privative de liberté de 10 ans au plus ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins. L'intérêt à la poursuite de ces infractions l'emporte à l'évidence sur la sauvegarde des droits personnels du prévenu. En outre, on ne saurait exclure, à ce stade de la procédure, que le procès-verbal d'audition de l'amie soit indispensable pour élucider les infractions reprochées au prévenu.