Les preuves obtenues en violation de règles de validité ou qui ont été administrées de manière illicite par les autorités pénales ne sont en effet pas soumises à une interdiction absolue d'exploitation, mais sont en principe exploitables, pour autant que l'on soit en présence d'infractions graves (MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit commentaire du CPP, 2013, ad. art. 141, no. 8). Dans un tel cas de figure, une pesée des intérêts doit alors être effectuée entre l'intérêt à poursuivre et la sauvegarde des droits personnels du prévenu (MOREILLON/PAREIN-REYMOND, op. cit., ad. art. 141, no.10).