Si la sécurité routière est d'intérêt public, il existe également un intérêt public à la protection de l'honneur des citoyens. La Police ne démontre pas quel intérêt public ou privé prépondérant justifie le refus de la transmission du dossier aux autorités pénales. L'argument de la Police selon lequel il serait inopportun, voire choquant, qu'une personne qui cherche à protéger ses concitoyens se trouve inquiétée par la justice ne constitue pas un intérêt public prépondérant.