Comme pour l'évaluation du tort moral en général, les critères d'appréciation sont avant tout le genre et la gravité de la lésion, l'intensité et la durée des répercussions sur la personnalité de la personne concernée ainsi que le degré de la faute de l'auteur du dommage (ATF 125 III 412 précité consid. 2). Sont par ailleurs déterminantes les souffrances effectivement subies. Elles dépendent notamment de la sensibilité de la personne concernée. De par la complexité de la nature humaine, les circonstances subjectives ne peuvent toutefois être appréhendées de manière exhaustive par le juge.