En prenant connaissance des enregistrements audio, le Ministère public a donc manifestement violé les règles de procédure pénale. L'instruction menée a été irrémédiablement influencée. Afin de réparer autant que possible le mal causé, il convient d'ordonner le retrait des enregistrements audio du dossier pénal, ainsi que tout ce qui en découle de près ou de loin. I. Par courrier du 24 janvier 2013, la procureure est intervenue spontanément suite à la prise de position du recourant qui lui a été notifiée par ordonnance du 21 janvier 2013, pour préciser qu'une ordonnance de séquestre devait encore être prononcée. En droit :