Sur le plan subjectif, l'infraction est intentionnelle. Elle suppose une conscience du danger de mort imminent ainsi que, plus généralement, des conditions qui fondent l'obligation de porter secours, notamment de sa propre capacité de le faire (ATF 121 IV 18 consid. 2a p. 21 et les références citées). Le dol éventuel suffit, il n’est donc pas nécessaire que l’auteur ait vraiment conscience de la situation et qu’il veuille adopter le comportement réprimé. Il suffit qu’il tienne pour possible ce dont il doit avoir conscience et qu’il accepte l’éventualité que son comportement réalise l’infraction (CORBOZ, op.