En outre, comme il entend rentrer dans son pays, il aura besoin de ses papiers d’identité, si bien qu’il n’est pas possible d’exiger de sa part le dépôt de ces documents. Le prévenu prétend par ailleurs que lui et sa famille se trouvent dans une situation financière difficile du fait de sa détention. On ne voit ainsi pas comment il s’acquitterait du versement de sûretés, mesure qui au demeurant ne suffirait pas à garantir qu’il se présente à l’audience de jugement. Aucune mesure moins incisive que la détention n'est ainsi en mesure de pallier le risque de fuite. Le risque de fuite existe dès lors bel et bien.