5.2 En l'espèce, le prévenu est d'origine serbe et n’a aucune attache avec la Suisse. Il admet lui-même qu’une fois libéré, il rentrera dans son pays. Or la Serbie a la faculté de refuser l’extradition de ses propres ressortissants (cf. art. 6 al. 1 let. a de la Convention européenne d’extradition ; RS 0.353.1), de sorte que sa présence à l’audience de jugement dépendrait de son seul bon vouloir.