{"Signatur": "JU_TC_004", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_004_CPR-2011-37_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CPR_2011_37_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c733fe0c7d4af63d194e23ac0defadbe42af252957d525eace0c1ea93c035636a81acb3aeb3dcf494b969d7631b53e6a9a8&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c733fe0c7d4af63d194e23ac0defadbe42af252957d525eace0c1ea93c035636a81acb3aeb3dcf494b969d7631b53e6a9a8&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CPR_2011_37", "Checksum": "0a64d0b0d33832ccf6e4cc51449ce595"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CPR 2011 37"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours 00.00.0000 CPR 2011 37"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Chambre pénale des recours"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Chambre pénale des recours"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Détention provisoire | Demande de libération détention provisoire"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:45:34", "Checksum": "cb3acb911ab216e5baad8fc4ddcfea29", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours 00.00.0000 CPR 2011 37\nRegeste:\nDétention provisoire | Demande de libération détention provisoire\n\n4.2\n4.2.1 Dans le cas particulier, il n’est pas contesté que le matin du 15 février 2011, A., B. et\nC. sont entrés dans la bijouterie à Z. et y ont dérobé montres et bijoux en usant d’une\ncertaine violence, l’un d’eux étant même muni d’une arme d’alarme. Ils se sont ensuite\nenfuis au moyen de la voiture, équipée de plaques volées, dans laquelle le prévenu\nétait resté. Celui-ci prétend toutefois qu’il a conduit les trois intéressés en Suisse à\nleur demande parce qu’il s’ennuyait en France (E.40 ; E.135) ; il ignorait totalement\nles activités auxquelles les trois autres allaient se livrer et il est resté dans la voiture\npour éviter de devoir payer le parking (E.41). Lorsque ses camarades sont remontés\ndans la voiture, A. lui a dit de foncer et l’a guidé ; le prévenu a vu que la police les\nsuivait mais il n’a pas osé s’arrêter (E.41). La voiture s’est finalement embourbée\ndans un champ et les trois personnes qui avaient dérobé les bijoux ont été rapidement\narrêtées par la police. Le prévenu quant à lui n’a été arrêté que plusieurs heures plus\ntard, après avoir demandé à un villageois de le déposer en France (cf. A.1.8 s). Le\nprévenu prétend qu’il ne s’est pas caché de la police, qu’il était sous le choc et ne\ncomprenait pas trop ce qui s’était passé (E.41). D’une façon générale, il se dit victime\nde ses trois autres co-accusés, qui l’ont utilisé et ont profité de lui pour qu’il les\nconduise, sans lui donner d’explications (notamment D.7.119 ; E.53 ; E.229).\n\n4.2.2 Certains éléments au dossier apparaissent toutefois en contradiction avec la version\ndu prévenu. Ainsi, celui-ci affirme avoir rencontré A. (ci-après également AA, surnom\nde A.) dans la rue à Paris, par hasard, ville où il s’est rendu pour faire du tourisme\n(E.42) avec C. et B. (E.226). Dans un deuxième temps, il a nuancé ses propos en\nsoulignant qu’il était possible que les autres connaissaient déjà AA. (E.48). Le\ntéléphone portable de A. contenait pourtant son numéro (E.226 s). C. a lui aussi\n5\n\nprétendu avoir rencontré AA. dans la rue (E.35), avant d’admettre qu’ils avaient été\nmis en contact par un ami serbe (E.125 et E.126). Du reste, il a reçu un sms avec\nl’adresse de AA. le 8 février 2011 avant même d’arriver à Paris (E.218 ; H.10.166). B.\na quant à lui déclaré qu’il avait des dettes de jeu qu’il lui était impossible de\nrembourser (E.9 ; E.163) ; des amis en Serbie lui ont parlé des brigandages qu’ils\navaient commis en Europe et lui ont en particulier parlé de Z. (E.10 ; cf. également\nD.1.25) ; il est ainsi venu en Suisse avec deux autres personnes (E.10). Par la suite,\nil est revenu sur sa version, prétendant n’avoir entendu parler de l’opération qu’à Paris\n(E.162 ; E.163 ; E.166 ; E.210 ; E.212) ; il a été mis en contact avec AA. par\nl’intermédiaire de C. (E.165). A. a une version similaire, puisqu’il avait lui aussi\nd’importantes dettes, contractées auprès d’un usurier qui lui a parlé de Z. pour régler\nses dettes ; c’est lui qui a mis en contact AA. et ses trois co-accusés, dont deux, à\nsavoir C. et B. (E.151), lui devaient également de l’argent (E.151). L’analyse des\ntéléphones portables semble par ailleurs prouver qu’une ou des personnes, en\nFrance et en Serbie, ont mis les accusés en contact et leur ont parlé d’un plan (cf.\nH.10.169 ; H.10.171 ; H.10.172).\n\nLes quatre co-accusés sont venus de Paris dans deux véhicules différents, l’un ayant\nété loué en Serbie et l’autre en France. Mais le jour des faits, l’un est resté en France\n(E.42), avec les effets personnels à l’intérieur, y compris les documents d’identité\n(H.8.16). Le prévenu ne donne aucune explication crédible à ce propos (E.43 ; E.51).\nEn outre, la voiture que conduisait le prévenu était munie de plaques volées, mais il\naffirme qu’il ne s’en est pas rendu compte (E.43 ; E.136). Pourtant, A. a indiqué que\ns’il avait volé les plaques seul, les trois autres l’ont déposé à cet effet et l’ont récupéré\nquelques minutes plus tard (E.153).\n\nC. a indiqué avoir commis le brigandage en compagnie de ses trois autres coaccusés, dont le prévenu (E.125). A demi-mot, il a admis que les rôles avaient été\nrépartis et que le prévenu devait les attendre dans la voiture (E.126 et E.127). A. a lui\naussi indiqué qu’après avoir effectué un repérage la veille tous les quatre (E.24 ;\nE.151), de retour à l’hôtel à Montbéliard, ils se sont mis d’accord sur qui fait quoi\n(E.152). Le prévenu nie cette version, soulignant qu’en sa présence, les trois autres\narrêtaient de discuter et faisaient semblant de regarder la télévision ou discutaient\nd’autre chose (E.136). B. est resté évasif sur les préparatifs de l’opération, indiquant\nd’abord spontanément qu’aucun des quatre n’était entré dans le magasin pendant le\nrepérage la veille, avant de nuancer qu’il pensait qu’ils n’étaient que trois, X. étant\nabsent (E.164). Il admet cependant que les rôles ont été répartis (E.213) et que cela\na été discuté dans la voiture (E.214), relativisant immédiatement après en indiquant\nque dans la voiture, AA. avait seulement dit « on va dans un magasin et on verra »,\nles rôles ayant été attribués une fois devant le magasin (E.214 ; cf. également E.164).\n\nG., lieutenant à la Police cantonale, a assisté à la fuite des brigands et est affirmatif\nquant au fait que le moteur tournait avant qu’ils n’entrent dans la voiture, ce qui l’a\nspontanément poussé à annoncer quatre auteurs à la Centrale (E.199). H., qui était\nen compagnie de G., a également indiqué qu’elle était sûre qu’il y avait quatre\nauteurs, alors même que dans un premier temps, seuls trois avaient été arrêtés\n6\n\n"}