Tout d’abord, elle anéantit les efforts de nombreux psychiatres et juristes visant à adopter des concepts uniformes. En s’éloignant de critères majoritairement admis, solides et précis, le Tribunal fédéral ouvre la porte à de possibles dérives. Enfin, son interprétation se focalise sur le risque. Ce faisant, il oublie que le risque zéro est une chimère, qu’il existe d’autres formes de thérapie que celles orientées sur le délit et la réduction du risque de récidive et qu’un des objectifs principaux de l’exécution des sanctions pénales demeure la réinsertion dans la collectivité.