{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2022-10-06", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2022-21_2022-10-06.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2022_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ecadbc46652c415c6096dc3b878fa951154824c28e9c4683e81e943dd0d08e6943c41272d884ec2ac22e6e0e424c62f7&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ecadbc46652c415c6096dc3b878fa951154824c28e9c4683e81e943dd0d08e6943c41272d884ec2ac22e6e0e424c62f7&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2022_21", "Checksum": "52ec11ca4caeb10ca794ee492916ccac"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2022 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 06.10.2022 CP 2022 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative d'assassinat et viol | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/2410", "Zeit UTC": "04.06.2026 23:30:56", "Checksum": "74aaa0f79d584cb4102bf5efe5799fef", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 06.10.2022 CP 2022 21\nRegeste:\nTentative d'assassinat et viol | appels\n\n E.________ a encore ajouté que l’appelant lui avait déjà révélé, quelques jours plus\ntôt, que la plaignante allait vraisemblablement le quitter (E.9.3). A ce moment-là, il lui\navait surtout manifesté son incompréhension. Il n’entrevoyait pas la raison pour\nlaquelle la plaignante avait quitté leur domicile. Il trouvait son départ inattendu. Il se\ndemandait comment il allait pouvoir vivre sans elle (E.9.5).\n\nE.6.7 K.________, entendue le 12 février 2021, a notamment déclaré avoir fait la\nconnaissance de l’appelant en juin 2018, au moment où elle a commencé à prendre\ndes cours de boxe dans sa salle de sport. Elle a peu à peu tissé des liens d’amitié\navec lui (E.14.3).\n\nLe 19 juillet 2020, elle a échangé plusieurs messages avec l’appelant et ils se sont\négalement téléphonés. L’appelant, qui l’avait contactée pour lui annoncer que sa\nrelation avec la plaignante s’était fortement dégradée, lui a demandé, avec insistance,\nsi elle pouvait le rejoindre dans son appartement, à U1.________. Il avait l’air\n16\n\ndésespéré. Après moult hésitations, elle s’est résolue à céder à ses pressions et à se\ndéplacer pour le rencontrer.\n\nAprès l’avoir accueilli, il s’est lancé dans un discours débridé au cours duquel il lui a\nfait des avances, tout en critiquant la plaignante. Face à son manque de réceptivité,\nil lui a parlé de l’une de ses amies qui avait l’air de lui plaire et lui a demandé si elle\npouvait jouer le rôle d’intermédiaire, respectivement faire en sorte qu’ils se\nrencontrent à la salle de sport. Elle a refusé en ajoutant qu’il lui incombait de régler\nson différend avec la plaignante, avant de chercher une nouvelle copine. Il l’a ensuite\nquestionnée sur le fonctionnement de l’application Tinder et elle lui a une nouvelle\nfois indiqué qu’il devait prioritairement s’occuper de sa relation avec la plaignante\n(E.1.4.4).\n\nK.________ a précisé que durant l’ensemble de cette discussion, l’appelant n’était\npas dans son état normal. Il semblait « shooté ». Depuis lors, elle n’a plus eu de\ncontact avec lui (E.14.4).\n\nS’agissant des cordes retrouvées dans la pièce située au sous-sol du bâtiment\nabritant la salle de sport de l’appelant, K.________ a affirmé qu’elle ne les avait\njamais vues et que l’on n’utilise absolument pas ce genre de matériel pour se muscler\nles abdominaux (E.14.5).\n\nF.\nF.1 Sur mandat du Ministère public (H.1.1 ss ; H.1.11 ss ; H.2.1 ss ; H.3.1s.), la police\ncantonale a procédé, en date des 27, 28 et 31 juillet 2020, à une perquisition de la\nsalle de sport de l’appelant, des autres locaux dont il disposait dans le même\nbâtiment, de son appartement sis à U1.________ et de son véhicule.\n\nIl ressort entre autres des procès-verbaux établis par la police cantonale dans le cadre\ndes perquisitions effectuées dans le bâtiment abritant la salle de sport de l’appelant\nqu’une bonbonne de gaz de couleur verte et grise, trois cordelettes pour veaux, une\nbouteille de solution huileuse contenant du Cholécalciférol (Cholecalciferolum ; LuVit\nD3), une photographie encadrée, un emballage de ruban adhésif et un rouleau de\nruban adhésif ont été retrouvés au sous-sol (H.1.5 ss ; H.1.13s.) ; une bombonne de\ngaz vide ayant par ailleurs été retrouvée au rez-de-chaussée (H.1.15s.).\n\nLa perquisition de l’appartement de l’appelant a encore permis de découvrir deux\ncordelettes pour veaux, une bande de toile autocollante argentée et un ticket de\ncaisse du magasin Landi, daté du 22 juillet 2020 et correspondant à l’achat de ces\ntrois articles (H.2.5 ss).\n\nF.2 Il ressort d’un rapport établi par la police cantonale le 10 mars 2021, que la bonbonne\nde gaz de couleur verte et grise retrouvée au sous-sol du bâtiment abritant la salle de\nsport de l’appelant (cf. supra consid. F.1) contenait du propane et qu’elle était\nquasiment pleine. Les fiches de données de sécurité et les caractéristiques\n17\n\ntechniques de ce gaz, jointes en annexe, permettent d’admettre que l’inhalation dudit\ngaz en concentration élevée peut causer la mort par asphyxie (K.1.173 ss).\n\nF.3 Dans le cadre de l’enquête préliminaire, le service d’identité judiciaire de la police\ncantonale a établi un rapport technique (rapport technique du 10 août 2020 ; G.7.1 ss)\net constitué un dossier comprenant 43 photographies prises le 27 juillet 2020, entre\n18h00 et 21h00 (G.7.5 ss).\n\nSur réquisition du Ministère public (K.1.169), le service précité a produit un rapport\nd’analyse complémentaire portant sur la concordance des traces de semelles\nobservées sur le matelas retrouvé dans la pièce située au sous-sol du bâtiment\nabritant la salle de sport de l’appelant avec les diverses paires de chaussures\nappartenant à ce dernier (G.14.1 ss). Un dossier de 26 photographies commentées\na été joint en annexe (G.14.8 ss).\n\nA teneur de ces différentes pièces, il appert entre autres que les analyses effectuées\nsoutiennent « modérément » que les chaussures Nike Air tricolores, retrouvées dans\nle casier de l’appelant (cf. photographie nos 26 et 27 ; G.7.20), sont la source des\ntraces visibles sur le drap-housse du matelas. Il en va de même en ce qui concerne\nles chaussures Nike Air Max de couleur blanche que l’appelant portait lors de son\ninterpellation (G.14.2)\n\n"}