{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2022-10-06", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2022-21_2022-10-06.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2022_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ecadbc46652c415c6096dc3b878fa951154824c28e9c4683e81e943dd0d08e6943c41272d884ec2ac22e6e0e424c62f7&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ecadbc46652c415c6096dc3b878fa951154824c28e9c4683e81e943dd0d08e6943c41272d884ec2ac22e6e0e424c62f7&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2022_21", "Checksum": "52ec11ca4caeb10ca794ee492916ccac"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2022 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 06.10.2022 CP 2022 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative d'assassinat et viol | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/2410", "Zeit UTC": "04.06.2026 23:30:56", "Checksum": "74aaa0f79d584cb4102bf5efe5799fef", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 06.10.2022 CP 2022 21\nRegeste:\nTentative d'assassinat et viol | appels\n\n La plaignante lui a notamment confié que l’appelant lui avait reproché de l’avoir privé\nde rapports sexuels depuis des mois et comptait lui faire comprendre qu’elle n’avait\naucune raison de le trouver « dégoûtant ». Il lui a proposé un cachet de Temesta pour\nla calmer. Elle a refusé son offre. Elle a ensuite eu l’idée de lui faire croire qu’elle\nl’aimait, mais qu’elle éprouvait des difficultés à entretenir des relations intimes parce\nqu’elle avait été victime d’un viol dans sa jeunesse. Il l’a néanmoins contrainte à se\nsoumettre à ses désirs. Après avoir mis un terme à ses agissements, l’appelant lui a\ndéclaré : « C’est pour toi que j’ai fait l’amour, pour te prouver que je ne suis pas\ndégoûtant » (E.6.6).\n\nSuite à cela, l’appelant l’a obligée à l’accompagner au sous-sol pour lui montrer une\npetite pièce dans laquelle se trouvaient un matelas, un pouf, une bonbonne de gaz\net, semble-t-il, des cordes. Il lui a alors déclaré que si elle avait refusé de se remettre\nen couple avec lui, ils auraient tous deux péri dans cette pièce. Il lui a également\nrappelé la teneur du message qu’il lui avait envoyé quatre jours plus tôt (« réfléchis\nbien à la décision que tu vas prendre, car ça va changer notre vie à tous les deux »)\nen la rendant attentive au fait que ce message faisait implicitement référence à ce qui\naurait pu se passer dans la pièce en question (E.6.7).\n\nI.________ s’est finalement dit convaincue que la plaignante a vraiment eu peur de\nmourir et que tout ce qu’elle a pu dire ou faire dans ce contexte ne lui a été dicté que\npar sa volonté d’échapper à la mort (E.6.8).\n\nE.6.5 J.________, entendue le 5 août 2020, a essentiellement déclaré avoir fait la\nconnaissance de l’appelant en 2011, lorsqu’elle s’est mise à pratiquer le kick-boxing.\nIl était alors simple élève. Lorsqu’il a ouvert sa propre salle de sport, elle a pris\nl’habitude de s’y rendre et elle a rapidement noué des liens d’amitié avec lui. Elle a\ntoujours entretenu de très bonnes relations avec lui (E.7.3).\n\nDans le courant du mois de juillet 2020, l’appelant lui a téléphoné pour lui annoncer\nque la plaignante entendait vraisemblablement le quitter et qu’elle lui avait donné un\nrendez-vous pour lui faire part de sa décision. Il lui a parlé sur un ton « neutre ».\nLorsqu’elle a pris connaissance des faits qui sont reprochés à l’appelant, elle a été\ntrès étonnée. Elle n’a jamais décelé dans son comportement le moindre indice qui\naurait pu l’inciter à penser qu’il allait agir de la sorte.\nIl est cependant extrêmement difficile de savoir ce que l’appelant ressent réellement\ndans la mesure où il n’extériorise pas facilement ses sentiments (E.7.4).\n\nS’agissant des bonbonnes de gaz retrouvées par la police cantonale lors de la\nperquisition effectuée le 31 juillet 2020, J.________ a déclaré que des chauffages à\ngaz avaient été utilisés pour chauffer la salle de sport, lorsque le chauffage était\n15\n\ntombé en panne. A sa connaissance, personne ne s’est jamais rendu au sous-sol\n(E.7.5).\n\nE.6.6 E.________, entendue le 19 août 2020, a, en substance, déclaré avoir fait la\nconnaissance de l’appelant dans les années 2010. Début 2018, elle s’est mise à\npratiquer le kick-boxing et à fréquenter la salle de sport de l’appelant.\nProgressivement, des relations amicales se sont nouées entre eux (E.9.3).\n\nLe dimanche 26 juillet 2020, elle a rencontré l’appelant à deux reprises. Elle l’a vu\npour la première fois, vers 11h30. Elle était en train de s’entraîner et l’appelant est\nentré dans la salle. Il lui a notamment annoncé qu’il avait convenu d’un rendez-vous\navec l’appelante, en cours d’après-midi, pour que cette dernière lui dise de manière\nclaire si elle souhaitait ou non poursuivre leur relation. Elle l’a ensuite revu aux\nalentours de 21h15. L’appelant lui avait préalablement envoyé un message pour lui\ndemander de le rejoindre devant sa salle de sport (« ça va pas du tout, on peut se\nvoir ? » ; E.9.3). Lorsqu’il est arrivé, ils sont entrés à l’intérieur pour discuter.\nL’appelant était « assez speed » et gesticulait. Il lui a confié qu’il avait voulu entretenir\nune relation sexuelle avec la plaignante, que cette dernière s’était tout d’abord\nmontrée réticente, mais qu’elle avait fini par accepter. Elle lui a globalement fait\nremarquer qu’elle trouvait « bizarre » que deux personnes couchent ensemble le soir\nmême de leur rupture. Il ne l’a pas contredite, mais il a précisé que c’était lui qui en\navait vraiment envie. Il a ajouté que la plaignante n’avait pas osé lui dire la vérité\nlorsqu’ils étaient ensemble et qu’elle avait attendu d’être chez ses parents pour lui\nconfirmer qu’elle entendait bel et bien le quitter (E.9.3).\n\nE.________ a précisé que lorsqu’il se confiait à elle, l’appelant avait les larmes aux\nyeux et semblait abattu. Elle ne l’avait jamais vu comme ça. Il lui a finalement proposé\nde passer la nuit en sa compagnie dans son appartement, à U1.________. Elle a\nrefusé et elle s’en est allée (E.9.3). Par la suite, elle n’a plus eu aucun contact avec\nlui (E.9.6).\n\n"}