{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2022-10-06", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2022-21_2022-10-06.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2022_21_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ecadbc46652c415c6096dc3b878fa951154824c28e9c4683e81e943dd0d08e6943c41272d884ec2ac22e6e0e424c62f7&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ecadbc46652c415c6096dc3b878fa951154824c28e9c4683e81e943dd0d08e6943c41272d884ec2ac22e6e0e424c62f7&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2022_21", "Checksum": "52ec11ca4caeb10ca794ee492916ccac"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2022 21"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 06.10.2022 CP 2022 21"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative d'assassinat et viol | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/2410", "Zeit UTC": "04.06.2026 23:30:56", "Checksum": "74aaa0f79d584cb4102bf5efe5799fef", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 06.10.2022 CP 2022 21\nRegeste:\nTentative d'assassinat et viol | appels\n\n Peu après l’avoir convaincue de lui jurer qu’ils allaient reprendre une vie normale\n(E.10.8), ils sont tous deux sortis dans la rue. Craignant toujours que les choses\ndégénèrent et que l’appelant s’aperçoivent qu’elle ne pensait qu’à s’enfuir, la\nplaignante l’a convaincue de l’accompagner dans une station-service toute proche où\nils avaient l’habitude de se rendre lorsqu’ils vivaient ensemble, pour y acheter des\nchips et un billet de loterie. Elle a tout d’abord pensé à demander de l’aide aux\nvendeuses ou aux clients qu’ils ont croisés, mais elle y a finalement renoncé, par peur\nque l’appelant se mette en colère et s’en prennent également à l’une ou l’autre de ces\npersonnes (E.2.4). Lorsque l’appelant lui a demandé si elle comptait regagner leur\ndomicile commun, elle lui a répondu par l’affirmative en lui signalant toutefois qu’elle\ndevait au préalable se rendre chez ses parents pour récupérer ses effets personnels\net leur dire au revoir. Il a accepté et il l’a suivie dans sa propre voiture (E.2.5 ; E.10.9).\nUne fois en présence de ses parents, B.________ a été en mesure de confirmer à\nl’appelant que tout était fini entre eux (E.2.5). Le lendemain, ils se sont encore\néchangé quelques messages via WhatsApp (E.2.7 ; E.10.10 ; E.10.13 ss). Pour sa\npart, la plaignante a ultérieurement pris contact avec D.________ et avec la victime\n(E.10.10s.).\n\nE.3 La victime a été auditionnée une première fois par la police cantonale, le 7 août 2020\n(E.8.1 ss). Elle a été réentendue par le Ministère public le 19 novembre 2020\n(E.12.1 ss), puis par le Tribunal pénal du Tribunal de première instance le 7 décembre\n2021 (T.78 ss).\n\nE.3.1 La victime a globalement relevé que sa relation avec l’appelant est rapidement\ndevenue chaotique (E.8.3). Ils n’ont jamais fait ménage commun. Ils ont rompu et se\nsont réconciliés à plusieurs reprises (E.8.4 ; « on était ensemble, pas ensemble »,\nE.12.4). Après chaque rupture, c’est lui qui revenait à la charge et elle cédait. Elle\n7\n\nétait totalement sous son emprise. Il lui imposait des règles très strictes et il décidait\nde tout (E.8.4 ; E.12.3s. ; T.78). Elle l’a définitivement quitté en novembre 2018\n(E.8.4).\n\nEn décembre 2017, déterminée à ne plus fréquenter l’appelant, la victime a renoncé\nà porter un stérilet. L’appelant le savait (E.8.4 ; T.79). Il l’a harcelée et elle s’est\nfinalement résolue à le revoir. A cette époque, l’appelant souhaitait avoir un second\nenfant (E.8.4 ; E.12.4) et l’idée d’en avoir un avec l’appelant la séduisait, mais elle ne\nvoulait pas tomber enceinte avant d’avoir terminé ses études (E.8.4). Elle lui a\nclairement fait part de son point de vue lors d’une discussion qu’ils avaient eue à ce\nsujet et ils n’en ont plus jamais reparlé. Pour elle, la discussion était donc close\n(E.12.4).\n\nEn mars 2018, elle est tombée enceinte contre son gré (E.8.4). A l’époque, leur\nrelation était ambiguë et évoluait avec des hauts et des bas, raison pour laquelle elle\nn’avait pas pensé à utiliser un moyen de contraception (E.12.4). Pour sa part,\nl’appelant refusait de porter un préservatif (T.80). Elle avait certes accepté d’avoir une\nrelation sexuelle avec l’appelant, mais il devait se retirer avant d’éjaculer (E.8.4).\nJusque-là, il avait toujours procédé de la sorte. Il n’y a jamais eu de problème. Rien\nn’avait été convenu oralement, mais « c’était comme ça » (E.12.4).\n\nAu moment crucial, il a « insisté » et elle n’est pas parvenue à le repousser (E.8.4).\nDe fait, lorsqu’elle s’est aperçue que l’appelant allait jouir, elle a vainement tenté de\nle repousser avec ses deux mains. Elle ne lui a probablement pas adressé la parole.\nA ce moment-là, elle était allongée sur le dos et l’appelant se trouvait face à elle, les\nbras appuyés sur le lit. Vu le poids de l’intéressé et compte tenu de leur posture\nrespective, elle n’a pas été en mesure de le repousser avec force (E.12.4). Le même\nscénario s’est reproduit une semaine après. Dans les deux cas, elle s’est rendue dans\nun centre de planning familial pour prendre la pilule du lendemain. Lorsqu’il a été\ninformé de sa grossesse, l’appelant lui a demandé d’avorter (E.8.4 ; E.12.5). Le\ngynécologue qu’elle a consulté par la suite l’a toutefois convaincue de garder cet\nenfant (E.8.4 ; « Il m’a dit que, même si cela allait être difficile, je pouvais le garder\nsans l’accord du père », T.81).\n\nD’une manière générale, l’appelant s’est très peu occupé de sa fille (E.8.4).\nLorsqu’elle a eu trois mois, il a décidé de ne plus lui rendre visite. Il a décrété que ce\nn’était pas sa fille. Après coup, il lui a de temps en temps demandé de ses nouvelles\n(E.12.5). Elle a donc été très étonnée qu’il la contacte le 19 juillet 2020 pour l’informer\nqu’il souhaitait voir sa fille « en cachette », qu’il comptait lui remettre une somme de\nCHF 200.- et qu’il envisageait même de reconnaître sa paternité. Ce retournement\nde situation inattendu l’a apeurée (E.8.4 ; E.12.6). Elle s’est imaginée qu’il avait\n« quelque chose en tête » et elle a refusé de le rencontrer (E.8.5s.).\n\n"}