Même si le comportement et le mode opératoire de l’auteur demeurent décisifs lorsqu’il s’agit de déterminer si une tromperie commise dans le domaine financier revêt, ou non, un caractère astucieux, la jurisprudence enseigne que la situation personnelle de la victime, notamment son degré d’expérience dans le domaine concerné, ses qualifications académiques et professionnelles, ainsi que l’éventuel lien de confiance qui s’est noué avec l’auteur, sont aussi des critères pertinents dans ce contexte. Les tribunaux ont ainsi tendance à reconnaître assez largement la