Quel que soit le traitement, le risque reste moyen à élevé. Un traitement du trouble de la personnalité est long et difficile et n’est envisageable que si le prévenu y consent et s’implique. Le prévenu n’est pas prêt actuellement pour un tel traitement qui n’a, en conséquence, aucune chance de succès. Dans son complément du 26 janvier 2019 (G.3.46), l’expert conteste formellement l’inconscience récurrente d’une perte de maîtrise. Le prévenu savait parfaitement que lorsqu’il s’alcoolisait, il se mettait en danger dans le sens où il prenait le risque de commettre des actes illicites. Sa responsabilité était ainsi pleine et entière.