{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2021-02-09", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2020-35_2021-02-09.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2020_35_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c735342a5281f35892e73a286143068e1c6f5d0713ffd44ef70ec5545b9f78648d497d3463ce43a0b3e00b5284675b1cac4&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c735342a5281f35892e73a286143068e1c6f5d0713ffd44ef70ec5545b9f78648d497d3463ce43a0b3e00b5284675b1cac4&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2020_35", "Checksum": "df53a981ea9fbe8fb358bb2c1c073691"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2020 35"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 09.02.2021 CP 2020 35"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Vol par métier, lésions corporelles, séquestration, mise en danger de la vie d'autrui, etc. | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/2410", "Zeit UTC": "04.06.2026 23:30:56", "Checksum": "b2d3a0f8aae653d19fffb8a706f1894d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 09.02.2021 CP 2020 35\nRegeste:\nVol par métier, lésions corporelles, séquestration, mise en danger de la vie d'autrui, etc. | appels\n\nLors de son audition du 1er octobre 2019 (E.10.2ss), la plaignante a encore fait état\nd’un troisième épisode qui s’est déroulé en mai, épisode qu’elle situe entre les deux\nprécités. Elle ne peut toutefois donner la date exacte en raison de troubles de la\nmémoire liés à sa médication pour l’épilepsie dont elle souffre. Ces trois événements\nse sont passés lorsque le prévenu habitait avec elle ; il n’était pas violent avant. Ce\njour en question, ils avaient passé une après-midi tranquille. Le prévenu avait\nmélangé cannabis et alcool et s’était assoupi sur le canapé. Alors qu’elle était aux\ntoilettes, le prévenu y est entré avec un grand couteau de cuisine, a crié, l’a prise par\nles cheveux et lui a reproché de le tromper pendant qu’il dormait. Il l’a mise à terre\nsans qu’elle n’ait le temps de remonter ses pantalons. Il hallucinait et la plaignante lui\ndisait d’arrêter, qu’elle était seule. Il a toutefois dirigé le couteau sous sa gorge ; la\nlame effleurait sa peau, mais le prévenu n’a pas pressé fort. Le couteau faisait environ\n20 à 30 cm, manche compris, et sa lame était édentée. Elle s’est débattue, s’est\ndégagée, mais, ce faisant, le prévenu lui a fait une entaille au bras. Il l’a rattrapée\ndans le salon avec le couteau à la main. Sa fille, âgée de 3 ans et demi, est sortie de\nsa chambre et a crié en voyant le prévenu avec le couteau sous la gorge de sa mère.\nSon fils, âgé de 5 ans, était également présent. En entendant sa fille crier, le prévenu\na lâché le couteau et a dit à la plaignante que si elle était encore en vie, c’était grâce\nà elle. Il s’est ensuite calmé et elle a dormi avec ses enfants. Le lendemain, il ne s’en\nsouvenait plus. Elle n’a pas montré cette entaille au médecin le 15 mai et pense qu’il\ny a un problème de date si elle n’apparait pas sur les photos au dossier. Elle n’en a\npas parlé à la police, car ses enfants étaient présents et craignait qu’on puisse le lui\nreprocher. Le prévenu est resté chez elle après cet événement et, lorsqu’elle lui disait\nque leur relation était terminée, il la prenait à la gorge et serrait au niveau des\nganglions avec sa main. Elle avait de la peine à respirer, mais pas au point de partir\n8\n\ndans les pommes, se débattait et finalement allait dans son sens. Cela s’est passé à\ndeux ou trois reprises.\n\nA son avis, ce n’est pas la consommation d’alcool le problème du prévenu, car il ne\nbuvait pas énormément, mais la consommation de cocaïne dont il est dépendant.\n\nD.2.2. Aux débats de première instance du 27 août 2020 (T.136ss), la plaignante a confié\navoir subi un viol en septembre – novembre 2019. Elle est actuellement suivie par\nune psychologue en raison de cet événement et de sa relation avec le prévenu. Son\nfils, qui a assisté aux coups, est également suivi par une pédopsychologue. Après le\nviol, la plaignante s’est tournée vers le prévenu qui lui avait promis de toujours être\nprésent pour elle. Il l’a écoutée et l’a épaulée, ce qui a ravivé des sentiments. C’est\ndans ce contexte qu’elle a écrit au prévenu (cf. T.143ss). S’il est vrai qu’elle\nn’acceptait pas qu’il l’appelle sans cesse avant, elle était, à cette période, d’accord\nqu’il la contacte et elle a répondu à ses appels. Elle a toutefois décidé d’écouter la\nraison et plus son cœur et ne veut désormais plus de contact avec le prévenu. Ce\ndernier a deux personnalités ; l’une attentionnée et l’autre manipulatrice, destructrice\net violente.\n\nD.2.3. Lors de son audition par la Cour pénale le 9 février 2021, la plaignante a confirmé ses\nprécédentes déclarations, y compris en tant qu’elles portent sur l’épisode du couteau.\nA l’époque, le prévenu s’est implanté dans la maison et n’a pas voulu partir. Il ne\nparticipait pas aux frais du ménage et elle ignorait qu’il percevait des prestations de\nl’aide sociale. Elle a été suivie, pour ces faits, mais également pour d’autres, par une\ninfirmière en psychiatrie et entend poursuivre son traitement auprès d’une psychiatre\nconformément aux recommandations de son neurologue. Elle n’a désormais plus\naucun sentiment pour le prévenu et se contrefiche de lui. Elle aimerait qu’il la laisse\ntranquille.\n\nD.3.\nD.3.1. Entendu le 21 mai 2019 (dossier BE p. 14s), le prévenu a admis avoir injurié la\nplaignante le 13 mai 2019, lui avoir donné des claques au visage et des coups de\npied. Il lui a également donné une claque à U2.________. Il ne l’a pas menacée de\nl’ébouillanter avec de l’huile. Il a constaté qu’elle écrivait à d’autres hommes et a pété\nun plomb. Il n’avait jamais frappé de femmes auparavant. Le prévenu a admis\nconsommer du cannabis tous les week-ends et occasionnellement de la cocaïne, soit\nenviron 5 fois par an.\n\nRéentendu le 29 août 2019 (E.9.1ss), Le prévenu a confirmé avoir traité son amie de\ntous les noms le 13 mai 2019 après avoir pris connaissance de ses discussions\nambiguës avec d’autres hommes sur son natel. Il a effectivement parlé de « l’histoire\nde la casserole », mais n’aurait jamais fait un « truc » pareil (E.9.3). Il admet\négalement lui avoir donné 2 à 3 claques, puis des coups de pied après qu’elle se soit\nrepliée sur elle-même (E.9.4 et E.9.5), et lui avoir marché sur le pied (E.9.5). Il ne lui\na en revanche jamais tiré les cheveux ou prise par les cheveux et cognée contre la\nsalle de bains. Il conteste également lui avoir mis un coup de poing. Par contre, il a\n9\n\n"}