Il convient en premier lieu de relever que la plaignante est une personne fragile qui a déjà grandi dans un climat de violences de la part de son père, ce que le prévenu savait. Le prévenu a exercé petit à petit son autorité sur la plaignante, en commençant par l'insulter, puis la frapper, alors qu'ils habitaient dans le sud, instaurant ainsi un climat de terreur, de représailles et de punitions. Le prévenu l'insultait et la frappait lorsqu'elle ne se conformait pas à ses attentes, la punissait en la pénétrant ensuite avec des objets ou en l'isolant dans une chambre dans le froid ou encore derrière la porte (consid. C.1.3 et C.4.3). Le prévenu avait bien compris qu'il était difficilement