A l'inverse, le discours du prévenu n'est pas cohérent et empreint de contradictions, qu'il a admises dans sa seconde audition confronté à des éléments de preuve et qu'il a péniblement tenté de justifier. Il en va ainsi notamment du placement de sa fille qui aurait eu lieu parce qu'elle ne voulait pas le suivre dans le sud, avant d'admettre qu'il a été ordonné en raison de son comportement violent (cf. consid. 5.4.3 ci-après). Il en va de même de ses premières déclarations affirmant le fait qu'aucun homme ne serait revenu une seconde fois, avant d'admettre qu'il a menti sur ce point pour écourter l'audition.