{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2019-12-09", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2019-24_2019-12-09.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2019_24_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73c3d0301a3bfda40cda3a636b18fb1e79b527fcd1a14a47ec8d2272c279ca926c7de56759f22f160a63558654823ca262&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73c3d0301a3bfda40cda3a636b18fb1e79b527fcd1a14a47ec8d2272c279ca926c7de56759f22f160a63558654823ca262&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2019_24", "Checksum": "bd3714110f923513d0ee36ca38ee2ae9"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2019 24"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 09.12.2019 CP 2019 24"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "appel contre le jugement du Tribunal pénal du 23 mai 2019 - Contrainte sexuelle, viol, etc. | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:41:11", "Checksum": "1a0f0de6dff5a137336fe5ea534beb61", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 09.12.2019 CP 2019 24\nRegeste:\nappel contre le jugement du Tribunal pénal du 23 mai 2019 - Contrainte sexuelle, viol, etc. | appels\n\nC.5.4. Entendue le 4 mars 2016, F.________, sœur de la plaignante, a décrit sa sœur\ncomme quelqu'un de casanier, qui ne voulait pas sortir. A l'exception d'un petit ami\navec lequel cela n'a pas dépassé le stade des bisous, elle n'a pas eu de relations\nsexuelles avant le prévenu. Avec le recul, elle s'en veut d'avoir poussé sa sœur dans\nles bras du prévenu. Elle a remarqué que le prévenu pouvait manquer de respect à\nsa sœur au début de leur relation. Elle a remarqué une marque sur son visage un jour\net le prévenu était griffé. Elle a demandé plusieurs fois à sa sœur s'ils s'étaient battus,\nmais elle niait tout en bloc. Au bout d'un an, ils ont décidé d'habiter ensemble dans le\nsud. La plaignante a commencé à lui avouer que le prévenu pouvait se montrer violent\nà son égard, sans donner de détails. Un jour, en 2009 ou 2010, C.________, la fille\ndu prévenu, lui a envoyé un message pour lui expliquer que son père avait tapé la\nplaignante et qu'elles avaient porté plainte. Puis ils ont déménagé à W.________. La\ntémoin et sa famille avaient peu de contacts avec la plaignante, qui n'avait pas de\ntéléphone et communiquait via Facebook. Il était difficile d'avoir de ses nouvelles. En\n2011, ils sont revenus à Y.________. Un jour, sa sœur lui a demandé de venir la\nchercher. La témoin a tout de suite compris que le prévenu avait fait quelque chose.\nLa plaignante a pris quelques affaires et est partie par la fenêtre. Elle lui a confié s'être\nfait taper et a consulté le médecin de famille. Elle a toutefois dit à ce dernier qu'elle\nétait tombée dans la douche. La plaignante est restée vivre chez la témoin et a\ncommencé à s'ouvrir sur ce qu'il se passait lors des réunions de famille, en disant\nqu'ils s'engueulaient et se battaient, sans entrer dans les détails. Tout le monde lui\ndisait de le quitter. A cette même période, elle était enceinte sans le savoir. La témoin\nl'a emmenée consulter lorsque sa sœur lui a dit qu'elle sentait quelque chose bouger\ndans son ventre ; elle était déjà enceinte de six mois. Elle s'est remise avec le prévenu\npeu après avoir accouché et ils ont ensuite déménagé à U.________. Cela avait l'air\nde bien aller. Ensuite ils ont déménagé à V.________. La témoin avait à cette époque\nplus de contacts avec sa sœur qui pouvait bénéficier du réseau français. Elle a\ncommencé à lui dire que ça n'allait pas avec le prévenu, qu'il la tapait. Un week-end,\nelle est arrivée avec les dents cassées et elle a prétexté une chute. Depuis que sa\nsœur habite à V.________, la témoin et sa famille ont constaté un changement. Elle,\nqui était une jolie fille, est devenue négligée ; elle est cernée, n'a plus les dents de\ndevant, se ronge les ongles et n'a plus goût à rien. La témoin lui posait plein de\nquestions. Sa sœur lui a dans un premier temps confié que le prévenu lui faisait la\nmisère, qu'elle l'évitait, qu'il la réveillait la nuit pour qu'elle lui fasse à manger. Puis, le\n17\n\n22 février, elle l'a appelée et lui a tout raconté, soit les relations avec d'autres hommes\net qu'elle y avait participé par peur de perdre sa fille. Sa sœur a complètement changé\ndepuis lors ; elle est ailleurs et les choses les plus graves ne la font pas réagir.\n\nC.5.5. G.________, amie d'enfance de la plaignante, s'est exprimée le 7 mars 2016. La\nplaignante est une fille réservée qui n'a pas eu de relations avant le prévenu. Au début\nde leurs relations, elle avait l'air d'être heureuse. Lors d'un week-end qu'elle a passé\nà V.________ chez la plaignante, cette dernière lui a fait part du comportement du\nprévenu et du fait qu'elle devait tout faire à la maison, le servir. La témoin a eu le\nsentiment que son amie ne lui disait pas tout et l'a invitée à l'appeler dans l'hypothèse\noù elle se ferait battre. Durant ce week-end, elle a très peu vu le prévenu qui est parti\navec son ordinateur. Depuis que son amie habitait à V.________, elle a le sentiment\nqu'elle était triste, prête à pleurer. Après le départ du domicile de son amie, le prévenu\nl'a contactée pour avoir des nouvelles. Elle a dès lors pris contact avec la plaignante\nqui lui a confié avoir quitté le prévenu. Elle l'a ensuite revue à plusieurs reprises et\nson amie lui a avoué avoir été forcée d'avoir des relations sexuelles avec le prévenu,\nqui la réveillait au milieu de la nuit. Elle lui a également dit qu'il avait un taser et se\nfaisait parfois menacer par cet objet. Il avait également un pistolet. Lorsque la témoin\nlui a demandé pour quelles raisons elle ne l'avait pas quitté plus tôt, la plaignante a\nrépondu qu'elle avait peur pour sa fille, car elle est suisse et le prévenu jouait\nvisiblement beaucoup là-dessus. Elle craint par ailleurs encore que le prévenu vienne\nlui prendre leur fille de force. De l'avis de la témoin, son amie ne connaît pas les lois,\nles papiers et les choses comme cela. Son amie n'invente pas des histoires selon\nelle.\n\n"}