{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2019-12-09", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2019-24_2019-12-09.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2019_24_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73c3d0301a3bfda40cda3a636b18fb1e79b527fcd1a14a47ec8d2272c279ca926c7de56759f22f160a63558654823ca262&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73c3d0301a3bfda40cda3a636b18fb1e79b527fcd1a14a47ec8d2272c279ca926c7de56759f22f160a63558654823ca262&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2019_24", "Checksum": "bd3714110f923513d0ee36ca38ee2ae9"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2019 24"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 09.12.2019 CP 2019 24"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "appel contre le jugement du Tribunal pénal du 23 mai 2019 - Contrainte sexuelle, viol, etc. | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:41:11", "Checksum": "1a0f0de6dff5a137336fe5ea534beb61", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 09.12.2019 CP 2019 24\nRegeste:\nappel contre le jugement du Tribunal pénal du 23 mai 2019 - Contrainte sexuelle, viol, etc. | appels\n\nC.5.\nC.5.1. Entendu en qualité de personne appelée à donner des renseignements (ci-après : la\npadr) le 14 mai 2018, D.________ a admis consulter des sites de rencontres et a\nspontanément déclaré qu'il supposait que son audition concernait le couple de\nU.________. Il a également rencontré un autre couple, mais ce dernier était sérieux.\nEn revanche, dans le couple de U.________, la femme était la soumise. Le prévenu\na répondu à une annonce qu'il avait postée sur internet. Ils se sont rencontrés à la\ngare de U.________ et le prévenu l'a emmené dans son appartement. Puis, tout est\nallé très vite. Sa femme était assise sur le canapé avec une nuisette. Ils ont discuté,\nmais pas longtemps. Il s'est assis à ses côtés sur le canapé, et le prévenu de l'autre\ncôté. C'est lui qui gérait et lui disait ce qu'elle devait faire. Il lui a demandé de lui faire\nune fellation, puis elle en a fait une à la padr. Ils lui ont ensuite fait l'amour à tour de\nrôle pendant qu'elle prodiguait une fellation à l'un et à l'autre. C'est toujours le prévenu\nqui donnait les ordres et disait de changer de position. Ils ont ensuite fumé les trois\nune cigarette sur le canapé, la padr a fini sa bière et est partie. La deuxième fois s'est\npassée de façon similaire, à l'exception du fait qu'un matelas était au salon et que les\nactes sexuels se sont passés sur ce matelas. C'est à nouveau le prévenu qui l'a\ncontacté et qui dirigeait. Pendant que la padr faisait l'amour à la plaignante, le prévenu\nlui disait de dire qu'elle aimait ça, ce qu'elle a fait, mais la padr a le sentiment que la\nplaignante a été forcée à le dire. Ils l'ont pénétrée tant analement que vaginalement.\nC'est le prévenu qui lui a dit \"vas-y mets lui aussi dans les fesses\". La padr voyait\ntoutefois à son visage qu'elle n'aimait pas trop la sodomie. Une fois qu'ils ont les deux\njoui, ils se sont posés sur le canapé. La troisième fois, c'est à nouveau le prévenu qui\nl'a contacté, mais la padr est allée directement chez eux dès lors qu'il connaissait le\nchemin. Il avait emmené quelques bières cette fois-là, attendu qu'il n'y avait pas\ngrand-chose à boire chez eux. Il avait également amené un paquet de cigarettes pour\nla plaignante après avoir demandé au prévenu ce qui ferait plaisir à sa femme. Cela\ns'est à nouveau passé comme les autres fois, mais la plaignante n'était pas nue et\nportait un pantalon, ainsi qu'un t-shirt. A nouveau, c'est le prévenu qui gérait la chose,\nqui disait à la plaignante \"vas-y suce moi\" ou \"vas-y suce-le\". Ils lui faisaient l'amour\nchacun leur tour, avec des pénétrations anales et vaginales, parfois en même temps.\nIls se sont vus à 4 ou 5 reprises en l'espace de 2 à 3 mois. C'était toujours le prévenu\nqui le contactait. Il n'a plus eu de nouvelles après qu'il ait refusé une rencontre parce\nqu'il travaillait le lendemain. La padr pense qu'il a dû trouver quelqu'un d'autre, de\nfixe. Le couple avait un enfant qui a pleuré à une occasion lors de leurs relations. La\nplaignante est allée vers l'enfant, puis est revenue après l'avoir calmé et ils ont\ncontinué. Lui-même n'a pas eu de relations avec le prévenu, il est hétérosexuel. De\n15\n\nmanière générale, la padr avait l'impression que c'est le prévenu qui était demandeur\nde ces relations ; elle était soumise, n'a jamais proposé une position ou une autre, il\nlui disait quoi faire et lui parlait avec des mots crus, comme par exemple \"t'aime ça\npetite salope\". Il n'était toutefois pas violent. Pour la padr, c'est le prévenu qui lui\nécrivait et c'est lui voulait une relation avec un autre homme. Elle n'avait pas l'air\nd'aimer trop le sexe, alors que le prévenu aimait beaucoup ça. Il est possible qu'elle\nait pleuré, mais il ne l'a pas forcément vue. Il a remarqué qu'elle n'avait pas la belle\nvie avec lui. Lors d'une relation, elle leur a demandé d'arrêter, car elle avait mal à\nl'anus, ce qu'ils ont fait. La padr avait amené des préservatifs la première fois, mais\nle prévenu lui a dit que ce n'était pas nécessaire. Elle éjaculait dans la bouche ou sur\nla plaignante ; elle lui avait demandé de ne pas éjaculer dans son vagin. La padr a\ncontinué de voir ce couple, car elle n'avait personne d'autre à ce moment. Elle n'a\ntoutefois jamais forcé la plaignante à faire quelque chose et ne s'est pas montrée\nviolente.\n\nC.5.2. L'ex-épouse du prévenu, E.________, a été entendue par commission rogatoire\ninternationale le 13 février 2017. Elle a entretenu une relation avec le prévenu durant\nhuit ans et a eu une fille avec lui. Elle l'a quitté lorsque sa fille était âgée de huit ans,\ndès lors qu'il travaillait très peu et qu'elle a constaté que sa vie n'évoluait pas. Il l'a\ngiflée à une occasion, mais ce n'était pas quelqu'un de spécialement violent. Ils\navaient des relations sexuelles normales. C'était un bel homme et elle a su après leur\nrupture qu'il avait eu des relations intimes avec d'autres femmes. En fin d'audition, la\ntémoin a précisé que les histoires du prévenu et de la plaignante ne la regardaient\npas et qu'elle ne voulait surtout pas y être mêlée.\n\n"}