Si le prévenu a fait preuve d'abstinence durant près de deux ans et a amélioré sa capacité d'introspection, ainsi que cela ressort de l'expertise psychologique de l’aptitude à la conduite de mars 2018 (K.2.33 ss), il a récemment été condamné pour avoir circulé en état d'ébriété qualifié. Ses déclarations lors des débats devant la Cour pénale, selon lesquelles ce serait lors de la commission de cette infraction en août 2019 qu’il aurait eu un « déclic », démontrent à l’envi qu’il n’a pas suffisamment saisi la gravité de ses actes.