Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la détention avant jugement doit être imputée sur la peine, indépendamment du fait que celle-ci soit assortie du sursis ou non. Si des peines de nature différente sont prononcées en même temps, la détention est imputée en premier lieu sur la peine privative de liberté, puis sur la peine pécuniaire, et enfin sur l'amende (ATF 135 IV 126, consid. 1.3). La question de l'indemnisation d'une détention injustifiés ne se pose donc en principe que si une imputation suffisante de cette détention sur une autre sanction au sens de l'article 51 CP n'est plus possible.