6.2 En tous les cas, à supposer, tel que le prétend le prévenu que G. lui ait fait part juste avant le meurtre de ses sentiments pour son ex-mari, on ne saurait considérer que la réaction du prévenu était immédiate. En effet, il ressort sur ce point clairement de l'expertise du Dr 6 que le prévenu avait déjà, avant les aveux de la victime, conscience de la réalité dont elle lui parlait et que la décision qu'il aurait alors prise rapidement avait sans doute été préparée par un long – et certainement douloureux - travail de rumination et de réflexion (cf. consid. E.7.1).