6.1 Au vu de la version avérée des faits retenus, on ne saurait considérer que le prévenu était en proie à une émotion violente, dans la mesure où la victime lui a fait part de ses sentiments pour son ex-mari environ deux heures avant le meurtre (cf. consid. 4.2). Le prévenu n'a donc pas réagi de façon plus ou moins immédiate à un sentiment soudain qu'il ne parvenait pas à dominer, puisqu'il est, suite à ces aveux, sorti prendre l'air durant un certain laps de temps, puis est revenu et a tué son amie.