Comme exemple de profond désarroi excusable, CORBOZ cite les exemples suivants tirés de la jurisprudence et de la doctrine : la mère qui se résout à tuer son enfant incurable parce qu'elle n'en peut plus de le voir souffrir et, surtout, ne peut plus endurer la situation qui s'y attache ; les parents qui tuent leur enfant gravement invalide et dont l'état crée, pour eux, une souffrance morale presque insupportable ; la personne qui a causé par sa faute l'invalidité d'un proche et le tue sentant qu'elle ne sera bientôt plus en mesure de lui prodiguer des soins attentifs et sachant que celle-ci sera dès lors abandonnée à elle-même (CORBOZ, op.