L'expert a en effet expressément dirigé ses questions dans ce sens dans le cadre de l'entretien qu'il a eu avec le prévenu le 12 mars 2012. Le prévenu a notamment déclaré qu'il n'aurait pris que durant une dizaine de jours les médicaments antidépresseurs qui ne lui auraient «pas fait grand chose». Un patient qui développe un syndrome sérotoninergique ressent un effet subjectivement très désagréable et va certainement s'en rappeler. Les réponses que Monsieur X. a données aux nombreuses questions posées par l'expert n'ont à aucun moment fait envisager à ce dernier que le prévenu aurait pu souffrir d'un syndrome sérotoninergique. Il n'a pas non plus recueilli d'élément en faveur d'un épisode