{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2013-17_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2013_17_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2013_17", "Checksum": "6ffe74c2e487eb8e67b1dd2d95f325a8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2013 17"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "meurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:29", "Checksum": "7c8079005dd04550b4b5c42e9ab8776b", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17\nRegeste:\nmeurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels\n\nE.7.2 Suite au courrier du mandataire du prévenu de septembre 2012, selon lequel ce\ndernier aurait pris quotidiennement des antidépresseurs depuis le 9 août 2011 (Q.42),\nun complément d'expertise a été sollicité auprès du Dr 6. Dans son rapport\ncomplémentaire du 21 janvier 2013 (S.70ss), l'expert s'exprime dans un premier\ntemps de façon général sur ce qui est connu outre Atlantique comme la \"Prozac\ndefense\", soit l'invocation de l'effet d'un médicament appartenant à la classe des\ninhibiteurs sélectifs de la sérotonine (ISRS) comme agent causal d'un geste\ndramatique (meurtre, suicide, suicide élargi), précisant que la Séraline que s'est vu\nprescrire le prévenu le 9 août 2011 appartient à la famille des ISRS. En résumé, il a\nété constaté que plus on possède de sérotonine, moins on est agressif et impulsif.\nUn traitement d'antidépresseur permet de relever ce taux de sérotonine. Pour qu'un\ntraitement d'antidépresseur à base de sérotonine déploie ses effets, un certain temps\nde latence est nécessaire (habituellement 10 à 15 jours). Durant cette période, le\nsystème physiologique va réagir à cette \"perturbation\" induite par le médicament et\ntenter de rétablir son équilibre. Il est possible que ce processus de \"régulation à la\nbaisse\" soit responsable de l'effet antidépresseur des médicaments agissant par\ninhibition de la recapture des neurotransmetteurs. La question de l'impact des ISRS\ndans des actes désespérés est controversée dans le domaine médical. De l'avis du\nDr 6, tous les médicaments antidépresseurs et plus particulièrement les ISRS\npeuvent dans certains cas jouer un rôle important voire déterminant dans la survenue\nde tels actes, mais que ces cas sont rares et obéissent à des critères cliniques bien\nprécis.\n\nLe Dr 6 répète que dans la phase initiale d'un traitement antidépresseur, le risque de\npassage à l'acte suicidaire peut augmenter. Ce fait repose essentiellement sur les\nmécanismes suivants. (1) Lorsqu'une personne souffrant d'une dépression majeure\ncommence un traitement antidépresseur, le premier effet du médicament sera une\nactivation psycho-motrice et une augmentation de l'élan vital. Ce n'est que dans un\ndeuxième temps que le médicament va déployer son action sur l'humeur. Il en résulte\nun intervalle potentiellement dangereux durant lequel on peut voir passer à l'acte un\n19\n\nmalade qui ne s'était jusque-là abstenu d'un geste funeste que par manque d'énergie\net d'élan. (2) Lorsqu'un antidépresseur est prescrit à une personne souffrant d'un\népisode dépressif s'inscrivant dans le cadre d'un trouble bipolaire. L'expert 6 relève\nqu'il faut également envisager la notion de \"syndrome sérotoninergique\". Ce terme\ndésigne un ensemble de manifestations physiques et psychiatriques liées à la toxicité\ndes médications sérotoninergiques. Dans leur revue consacrée au syndrome, Boyer\net Shannon insistent sur les symptômes physiques manifestes, même dans un cas\nléger, tels que tremblements, transpiration, fièvre, ainsi que sur les symptômes\nneuromusculaires et les manifestations psychiatriques, bien que ces dernières\nmanquent de spécificité selon le Dr 6. Il est important de souligner qu'un syndrome\nserotoninergique apparaît habituellement très rapidement – c'est-à-dire en quelques\nheures - après l'instauration ou la modification du traitement (typiquement lorsqu'on\najoute une autre substance susceptible de potentialiser l'effet d'un premier\nmédicament prescrit).\n\nL'adjonction d'une médication de mirtazapine à un traitement de sertraline peut\ndéclencher un syndrome sérotoninergique chez un sujet présentant une\nprédisposition correspondante, étant rappelé que c'est surtout dans les heures\nsuivant le début de la prise concomitante des deux substances que ce risque a été\nimportant.\n\n"}