{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2013-17_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2013_17_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2013_17", "Checksum": "6ffe74c2e487eb8e67b1dd2d95f325a8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2013 17"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "meurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:29", "Checksum": "7c8079005dd04550b4b5c42e9ab8776b", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17\nRegeste:\nmeurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels\n\nD.3.10 Q., a été entendu le 23 novembre 2011 (E.2.95ss). Il a indiqué être l'époux de la fille\ndu prévenu, mais également l'ex-beau frère de la victime, qui a été mariée avec son\nfrère H. Ils voyaient peu le couple et a rencontré le prévenu la dernière fois environ\nune semaine avant les faits. Il voulait partir à …, mais Q. et son épouse lui ont\nconseillé de mettre ses affaires en ordre avant de partir et de redéposer ses papiers\nà ….\n\nD.3.11 Entendu par la procureure le 23 novembre 2011 (E.2.100ss), …, a déclaré avoir\nrencontrée G. en 1997. Ils ont eu une relation durant environ six mois, puis se sont\nquittés. Ils se sont revus en 2003, puis G. l'a quitté pour nouer une relation avec J. Ils\nse sont revus par la suite, mais en tant qu'amis. Elle lui avait dit que sa liaison avec\nle prévenu battait de l'aile en raison de la différence d'âge et du fait qu'elle ne l'aimait\nplus. Ils continuaient de vivre ensemble pour des raisons financières.\n\nD.3.12 … a déclaré à la procureure le 28 novembre 2011 (E.2.105ss) qu'il avait fait la\nconnaissance du prévenu dans le cadre du tennis-club. Le prévenu était quelqu'un\nde discret. Une semaine avant le drame, il est venu le consulter en sa qualité de\nnotaire, en lui demandant conseil sur sa situation financière, notamment concernant\n14\n\nses dettes d'impôts. Il a indiqué qu'ils voulaient faire ménage séparé et louer\nl'appartement.\n\nD.3.13 Entendu le 28 novembre 2011 (E.2.114), K., a précisé qu'il est intervenu au domicile\ndu prévenu le 9 août 2011 en sa qualité d'ambulancier, à la demande de G. Une fois\nsur place, celle-ci lui a déclaré être victime de harcèlement et de mobbing de la part\ndu prévenu et que ce dernier était parti se suicider. Entre temps, le prévenu est revenu\nà l'appartement et ils ont discuté. Le prévenu a fait part de ses sentiments pour G.,\nlaquelle a précisé que pour elle il ne s'agissait que d'une relation d'amitié. K. a compris\nque leur relation était basée sur un quiproquo et était même surpris d'entendre le\nprévenu dire qu'il avait des relations sexuelles avec G. alors que selon elle il ne\ns'agissait que d'une relation d'amitié. Ils ont discuté longuement et K. a pris contact\ntéléphoniquement avec le Dr 1., médecin traitant du prévenu, afin de savoir s'il y avait\nune menace suicidaire de la part du prévenu. Ce dernier a répondu par la négative et\na parlé d'un contrat passé avec le prévenu selon lequel le prévenu ne tenterait pas\nde mettre fin à ses jours et débuterait un suivi psychologique auprès de la Dresse 2.\nUn rendez-vous dans ce sens était agendé au 1er septembre. K. a quitté l'appartement\ndu couple vers 18h45-19h00 et il était prévu que le prévenu se rende aux urgences\npar ses propres moyens pour être évalué psychiatriquement, ce qu'il a fait le soir\nmême.\n\nD.3.14 Lors de son audition par la procureure le 14 février 2012 (E.2.152ss), l'ex-époux de\nla fille du prévenu a précisé qu'il entretenait une relation cordiale avec le prévenu,\nmais non pas une relation privilégiée. Le prévenu a en outre été son employeur durant\nneuf ans. Il était d'humeur positive et stable. Environ quinze jours avant le drame, l'exépoux de la fille du prévenu et son ex-épouse ont rencontré le prévenu. A cette\noccasion, il leur a paru déprimé. Ils avaient l'impression qu'il était résigné à tourner la\npage de son propre gré et qu'il voulait aller de l'avant.\n\nD.3.15 Entendue le 14 février 2012 (E.2.157ss), l'ex-épouse du prévenu, a déclaré avoir vécu\nune belle histoire avec le prévenu. Lorsque leurs enfants sont devenus grands, l'exépouse du prévenu s'est sentie seule et a rencontré un africain dans le cadre de\nl'église évangélique. Elle n'arrivait toutefois pas à quitter le prévenu et est restée\ndurant deux ans avec son amant et le prévenu, jusqu'à ce qu'elle sente que sa relation\navec le prévenu était vraiment finie. Ils se sont séparés en 1993 et ont divorcé en\n1994. L'ex-épouse du prévenu décrit le prévenu comme quelqu'un d'un peu possessif\nou plutôt comme quelqu'un qui veut tout organiser. Il n'était pas jaloux et lui faisait\nentièrement confiance.\n\nE.\nE.1 Le constat de décès réalisé par la Dresse 3 fait état de 5 coups de couteau (A.2.15).\n\nE.2 Le rapport d'autopsie du 17 février 2012 (G.2.9ss), fait quant à lui état de plusieurs\ncoups de couteau au niveau de la paroi thoracique, soit cinq plaies entre deux et trois\ncentimètres de long (cf. ch. 12). La plaie n° 2 est profonde de 8 à 9 cm (cf. ch. 27).\n15\n\nDes plaies sur les membres supérieurs droit et gauche ont également été constatées,\nsoit les plaies n° 7 et 8.\n\nLes plaies n° 1 à 5 (étant précisé que les plaies n° 1 comprennent trois plaies) ont\nnécessairement été provoquées par un instrument piquant et tranchant. Les plaies n°\n6 et 7 présentent en revanche les caractéristiques de lésions de défense et ont pu\nêtre provoquées par un instrument piquant et tranchant ou uniquement tranchant\n(G.2.27s). Quelques ecchymoses sont relevées (paupière supérieure, avant-bras,\nmembre supérieur gauche).\n\n"}