{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2013-17_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2013_17_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2013_17", "Checksum": "6ffe74c2e487eb8e67b1dd2d95f325a8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2013 17"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "meurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:29", "Checksum": "7c8079005dd04550b4b5c42e9ab8776b", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17\nRegeste:\nmeurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels\n\n cela allait trop vite. Cela s'est arrangé quelque temps plus tard. Au printemps 2009,\nson père est venu lui rendre visite ; il était effondré et lui a dit que G. ne le supportait\nplus et qu'il fallait qu'il parte. Il pensait prendre le camping car et s'installer au bord du\nlac. Suite à cela, G. n'a pas apprécié que le prévenu se confie à sa fille et son père a\ncessé de lui parler de sa situation. I. s'est disputé avec G. lors d'un repas de famille\nà Pâques 2010. Elle ne l'a plus revue depuis. Lorsque son père est rentré de\nl'étranger, il a dit à sa fille qu'il allait se séparer de G., qu'il était triste, mais que cela\nfaisait un moment que ça n'allait plus. Il a également avoué avoir quitté l'appartement\nde … en janvier 2011, puis être revenu à la demande de G. Il envisageait de partir à\n… quelque temps. Il a également précisé que G. lui avait demandé de rendre les clefs\nde l'appartement avant de partir et de retirer ses papiers de …, ce qu'il avait fait. I. et\nson mari lui ont conseillé de redéposer ses papiers. Son père semblait perdu. Le\nlendemain, le prévenu lui a dit qu'il avait renoncé à partir pour … et semblait aller\nmieux. Le prévenu ne consommait pas de médicaments. Il déteste cela et est antimédicaments. Toutefois, après l'épisode de l'ambulance, il prenait un demi Temesta\npour s'endormir le soir.\n\nD.3.6.2 Réentendue le 5 février 2013 par le Tribunal pénal (S.101ss), I. précise que lors d'une\nvisite à son père deux à trois semaines avant le drame, elle a effectivement insisté\npour qu'il prenne son traitement médicamenteux, tout en réservant la prise de\nTemesta, médicament qui peut entraîner une certaine forme de dépendance.\nLorsqu'on lui a posé la question de savoir si son père prenait des médicaments lors\nde sa précédente audition, I. était sous le choc et cela ne lui a pas fait \"tilt\".\n\nD.3.7\nD.3.7.1 M., amie du prévenu et de la victime, a été entendue le 27 septembre 2011 (E.2.67ss).\nM., également atteinte de fibromyalgie, a connu G. par le biais d'une amie commune\nqui les a mises en contact. Elles ont toutes deux suivi un traitement similaire au\nCanada au printemps 2009. G. parlait du prévenu comme de quelqu'un d'étouffant,\nmais n'a pas élevé d'autres griefs à son égard. Elle disait régulièrement au prévenu,\nnotamment en présence de M., qu'elle ne l'aimait pas, mais qu'elle éprouvait pour lui\nde l'amitié. G. était tout pour le prévenu. Il idéalisait leur couple et pensait qu'elle\ndevait guérir et qu'elle l'aimerait ensuite. G. n'a pas avoué à son amie qu'elle avait\nune liaison avec son ex-mari, mais M. l'a appris par d'autres personnes, notamment\nle fils de la victime. M. a conseillé à plusieurs reprises à G. de quitter le prévenu pour\n\"mettre les choses en ordre\", mais ce qui la retenait c'était l'argent, respectivement le\nfait qu'ils n'avaient pas les moyens de prendre chacun un appartement.\n\nLe soir du 17 septembre 2011, G. a téléphoné à M. qui n'a pas entendu son appel et\nqui l'a rappelée à 20h36 (recte : 20h26, K.2.11). G. a confié à son amie qu'elle avait\navoué au prévenu qu'elle aimait toujours J. A la question de savoir où était le prévenu,\nG. a répondu qu'il était sorti prendre l'air. Elles ont également discuté de la situation\nde M., qui venait de quitter son mari. G. ne semblait pas apeurée. Elles ont discuté\ndurant 26 minutes.\n13\n\nD.3.7.2 Entendue par le Tribunal pénal le 5 février 2013 (S.109s), M. a confirmé pour\nl'essentiel ses précédentes déclarations, respectivement le fait que lors du téléphone\nqu'elle a eu avec G. le soir des faits, celle-ci lui a dit que le prévenu était sorti prendre\nl'air. Mais cela n'était pas catastrophique dans la mesure où celui lui arrivait souvent.\nPour le reste, M. n'est plus sûre de ses souvenirs. Durant la conversation, G. semblait\ntout à fait libre de parler et pas pressée de raccrocher.\n\nD.3.8 Plusieurs amies de G. ont également été entendues. De façon constante, ces\ndernières ont déclaré que sa relation avec le prévenu lui convenait au début, car elle\nmanquait d'attention et d'affection. Elle a ensuite fait part d'un sentiment\nd'étouffement. Le prévenu contrôlait ses faits et gestes. Elle lui disait qu'elle ne l'aimait\nplus et voulait le quitter. Elle voulait prendre un appartement toute seule (… :\nE.2.74ss, … : E.2.128ss, R. : E.2.163ss, S. : E.2.168ss).\n\nR. et S. ont en outre précisé que G. leur avait confié rencontrer encore son ex-mari\nde temps en temps, sans toutefois donner de détails sur cette relation (E.2.163ss et\nE.2.168ss).\n\nD.3.9 Lors de son audition par la procureure le 7 octobre 2011 (E.2.78ss), T., née …, a\nprécisé avoir rencontré le prévenu à … en 1993. Ils s'y sont mariés en 1994, puis sont\nvenus en Suisse en 2002. Ils ont été mariés durant environ treize ans. T. décrit son\nex-mari comme une personne au caractère fort qu'il ne fallait pas contrarier. Il n'a\njamais été violent et il peut être très gentil pour autant qu'on ne le contrarie pas. Ils\nse sont séparés et le prévenu a demandé le divorce lorsqu'il a rencontré G. Une\nsemaine avant le drame, le prévenu s'est confié à son ex-épouse et lui a dit qu'il ne\nse sentait pas bien, car G. ne l'aimait plus.\n\n"}