{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2013-17_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2013_17_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2013_17", "Checksum": "6ffe74c2e487eb8e67b1dd2d95f325a8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2013 17"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "meurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:29", "Checksum": "7c8079005dd04550b4b5c42e9ab8776b", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17\nRegeste:\nmeurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels\n\n J., sans toutefois parler clairement d'une liaison. B. sentait que sa mère était\namoureuse et savait qu'elle aimait passer du temps avec son ex-mari. Le prévenu\nsavait au début de sa relation avec G. qu'elle était encore amoureuse de son ex-mari.\nElle le lui disait, précisant qu'elle devait faire le deuil de cette relation. Elle éprouvait\nde l'affection pour le prévenu, mais non pas de l'amour. Elle était honnête envers le\nprévenu et lui disait ce qu'il en était. B. demandait au prévenu comment il faisait pour\nêtre avec une personne qui ne l'aimait pas. Ce dernier lui répondait qu'il l'aimait\ntellement que cela lui suffisait d'être avec elle. B. relève que ce qui l'impressionnait\nétait que sa mère ne pouvait pas être plus claire avec le prévenu lorsqu'elle lui disait\nque c'était fini et qu'ils allaient vendre l'appartement, mais que ce dernier ne\nl'entendait pas disant qu'elle changerait d'avis.\n\nLe samedi 17 septembre, G. a écrit un SMS à sa fille lui disant : \"je lui ai enfin dit que\nj'aimais J.\". B. était en soirée et a rappelé sa mère. Cette dernière lui a raconté qu'elle\ndiscutait avec le prévenu qui lui a dit que sa fille voulait lui présenter quelqu'un, une\nfemme de cinquante ans, lorsqu'elle-même lui a avoué qu'elle aimait encore J. Le\nprévenu est sorti prendre l'air, vers 19h17. G. avait peur qu'il se fasse du mal, puisqu'il\navait déjà menacé de se suicider quelques semaines auparavant. Elle a pensé que\nle prévenu avait, cette fois, vraiment compris qu'il la perdait. Elle avait peur pour lui,\nmais pas pour elle. Elle disait qu'elle pouvait se défendre. B. avait en revanche parfois\npeur pour sa mère et lui demandait si elle était en sécurité, s'il n'était pas jaloux. Il n'a\ntoutefois jamais été violent.\n\nD.2.2.2 Réentendue le 5 février 2013 (S.104), B. a confirmé ses précédentes déclarations,\nnotamment concernant le SMS et l'appel de sa mère le soir des faits. Sa mère l'a\nappelée une première fois et B. a dû lui dire qu'elle était occupée et qu'elle la\nrappellerait plus tard, ce qu'elle a fait à réception du SMS. Sa mère lui a dit qu'elle\navait peur que le prévenu, absent depuis quelques heures, ne mette fin à ses jours.\nC'était la première fois que sa mère disait concrètement au prévenu qu'elle aimait\ntoujours son ex-mari. Il devait certainement s'en douter, mais ne le savait peut être\npas clairement.\n\nD.2.3 D. a été entendue le 16 février 2012 et le 5 février 2013 (E.2.172ss ; S.106). Mère de\nla victime, elle entretenait de très bons contacts avec sa fille. Son premier mari, le\npère de G., les a quittées en 1970 avec une amie de D. Cette dernière s'est remariée\nen 1976 avec E. qui s'est occupé de G. Ils ont eu un fils alors que G. était âgée de\nquatorze ans.\n\nLorsque sa fille a rencontré le prévenu, elle lui a dit qu'elle avait rencontré un ami qui\nallait s'occuper d'elle, ce qu'il a effectivement fait. Pour le prévenu, sa relation était\ntoujours \"super\", extraordinaire. Il était toujours très démonstratif et voulait montrer à\nquel point il l'adorait, ce qui avait parfois tendance à énerver D. Sa fille lui disait qu'elle\nétouffait et qu'elle n'en pouvait plus. Elle lui avait également confié être toujours\namoureuse de son ex-mari, J.\n10\n\nD.2.4 Lors de son audition le 5 février 2013 (S.107), E. a précisé qu'il avait des contacts\ntrès fréquents avec G., surtout lors de son premier mariage, ainsi que lors de sa\nrelation avec J. En revanche, il y avait quelque chose qui ne passait pas avec le\nprévenu, de sorte qu'il leur rendait peu souvent visite. Il ne lui téléphonait\npratiquement jamais.\n\nD.2.5 F. a déclaré le 5 février 2013 (S.108), qu'il était très proche de sa sœur. Ils se voyaient\nrégulièrement et se téléphonaient lorsqu'il y avait un \"gros pépin\".\n\nD.2.6 Interpellé le 5 février 2013 (S.105), C. a déclaré qu'il adorait le prévenu et qu'il a\nsouffert d'apprendre ce qu'il s'était passé.\n\nD.3\nD.3.1 Les voisins du couple ont été entendus en qualité de témoins. De manière constante\net similaire, ils ont tous déclaré que le prévenu était jaloux, ce dont G. se plaignait\nrégulièrement. Le couple parlait de se séparer. G. disait clairement qu'elle n'aimait\npas le prévenu et le lui disait. Ils n'ont rien entendu de particulier le soir des faits (L. :\nE.1.3ss, … : E.1.7ss, … : E.2.2ss, O. : E.1.11ss, P. : E.2.12ss).\n\nL. a indiqué qu'elle avait croisé le prévenu en fin de matinée le 17 septembre, vers\n11h30 – 12h00 dans les corridors de l'immeuble ; il rentrait chez lui. Environ un quart\nd'heure plus tard, elle a vu le prévenu et G. quitter l'immeuble (E.1.5).\n\nO., a en outre précisé que le soir des faits, le 17 septembre 2011, ils avaient de la\nvisite et ont entendu, environ 10 à 15 minutes avant l'arrivée de l'ambulance, vers\n21h30, une engueulade, comme une dispute assez forte. Cela n'a pas duré plus de\n10 secondes et n'a pas stoppé les discussions de ses invités (E.1.11ss).\n\nP., ami de O., a confirmé qu'ils avaient de la visite le soir des faits et qu'ils ont entendu\ncrier. Il n'a pas vu le couple le soir des faits, mais les avait rencontrés la veille, le\nvendredi soir. G. partait souper avec des amis et le prévenu a dit qu'il allait au casino\n(E.1.11ss).\n\n"}