{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2013-17_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2013_17_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2013_17", "Checksum": "6ffe74c2e487eb8e67b1dd2d95f325a8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2013 17"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "meurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:29", "Checksum": "7c8079005dd04550b4b5c42e9ab8776b", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17\nRegeste:\nmeurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels\n\nD.1.7 Interpellé par la Cour pénale le 28 novembre 2013, le prévenu a confirmé avoir pris\nson traitement durant une dizaine de jours et l'avoir repris sur insistance de sa fille et\nde G. Il a pris le dernier comprimé le 16 septembre le matin. Il se souvient avoir\nterminé la boîte ce jour-là. Constatant que celle-ci était vide, il n'a pas pensé à\nrenouveler son ordonnance. Ces médicaments ne lui faisaient pas d'effets\nparticuliers, tant sur le plan physique que psychique. Il n'a notamment pas été sujet\nà de la fièvre ou à des tremblements. S'agissant du déroulement des faits, le prévenu\na confirmé pour l'essentiel ses précédentes déclarations, précisant qu'il s'est\neffectivement rendu au Denner le jour des faits. Après ses achats, il n'est pas rentré\nimmédiatement à la rue …, car il pensait se rendre à la station de lavage. Avant que\nG. lui avoue ses sentiments pour son ex-mari, elle lui a dit qu'elle savait qu'il était\nmalheureux, car elle l'était aussi. Au moment des aveux, il n'a éprouvé ni colère, ni\njalousie, il était uniquement pris par une émotion intense, dans un sentiment de\ndésarroi terrible. C'est après avoir tué son amie, que le prévenu a décidé de se\n8\n\nsuicider. Concernant le retrait de ses papiers avant de partir à …, le prévenu précise\nqu'il l'a fait pour aider G., car cette dernière ne pouvait pas percevoir des prestations\ncomplémentaires tant qu'elle vivait avec le prévenu. S'agissant des prétentions civiles\ndes plaignants, le prévenu indique qu'il serait certes normal qu'il s'en acquitte, mais\nqu'il doit faire face aux frais de son assurance-maladie et à d'autres frais personnels.\n\nD.2\nD.2.1 A., fils de G., a été entendu le 19 septembre, le 26 septembre 2011 et le 5 février\n2013 (E.1.21ss ; E.2.52ss ; S.103). Sans avoir d'affinités avec le prévenu, il\nentretenait des relations cordiales avec ce dernier. Il a vécu avec le prévenu et sa\nmère de mars 2010 à juin 2011. Le prévenu était possessif et sa mère s'en plaignait\nrégulièrement. Elle lui a dit faire chambre séparée depuis quelques années, mais que\nle prévenu frappait tout le temps à sa porte la nuit. Il l'a lui-même entendu toquer à la\nporte de sa mère. Au début, ils avaient des relations sexuelles. Sa mère lui a dit qu'elle\nse forçait, car il la dégoûtait. Lorsqu'ils faisaient chambre à part, il arrivait à G. de\nretourner dans la chambre du prévenu, tellement il insistait, mais il ne se passait rien.\nElle n'a jamais fait part de violences physiques, mais disait être harcelée verbalement.\nEn raison de sa maladie, fibromyalgie, sa mère pouvait effectivement subir des\nchangements d'humeur en fonction de sa souffrance. Sa mère a rencontré le prévenu\nlorsque cela se passait mal avec son mari. Il s'est montré affectueux et gentil. Dès le\ndébut, elle ne l'aimait pas, c'était une relation amicale pour elle. Elle lui disait\nclairement qu'elle ne l'aimait pas. Il lui répondait que c'était à cause de sa maladie,\nqu'elle serait vite guérie et qu'ensuite elle l'aimerait. Le prévenu était en revanche très\namoureux, voire trop. G. disait à son fils que le prévenu ne comprendrait jamais qu'elle\nne l'aimait pas, que c'était un rêveur. Ils étaient bloqués financièrement ensemble tant\nqu'ils ne vendaient pas l'appartement. Sa mère touchait environ CHF 2'900.- par mois\net le prévenu CHF 1'900.-. Le prévenu allait jouer au casino en cachette. Il ne prenait\nen principe pas de médicaments, hormis l'épisode du mois dernier où il a fait une\npetite crise.\n\nD.2.2\nD.2.2.1 Entendue le 26 septembre 2011 (E.2.59ss), B., la fille de G., a déclaré qu'elle avait\ndes relations très fusionnelles avec sa mère. Elle connaît le prévenu depuis\nlongtemps et s'entendait très bien avec lui. Il aidait énormément sa mère lorsqu'elle\nétait malade et faisait beaucoup de choses pour eux. Il était fou amoureux d'elle ; son\namour était surdimensionné. Lorsqu'ils ont repris l'appartement de …, cela allait bien\nentre eux. Ils se disputaient quelques fois, notamment sur le fait que le prévenu aimait\njouer au casino, mais comme tous les couples. Puis sa mère a senti qu'elle ne pouvait\npas faire ce qu'elle voulait, il était possessif et devenait vite jaloux. Le prévenu disait\nde son côté que cela irait mieux une fois qu'elle serait guérie. Ces derniers temps, ils\nse disputaient souvent. Le prévenu essayait d'avoir des gestes affectueux, mais G.\nlui disait qu'ils étaient désormais amis et qu'il fallait qu'il comprenne. Le problème était\nqu'ils n'avaient pas les moyens de vivre séparés. Sa mère voulait vendre\nl'appartement et lui essayait de la retenir, disant un jour oui à la vente, le lendemain\nnon. Sa mère avait gardé contact avec son ex-mari et le voyait de temps en temps,\nmais le prévenu le lui interdisait. G. avait dit à sa fille qu'elle avait une relation avec\n9\n\n"}