{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2013-17_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2013_17_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2013_17", "Checksum": "6ffe74c2e487eb8e67b1dd2d95f325a8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2013 17"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "meurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:29", "Checksum": "7c8079005dd04550b4b5c42e9ab8776b", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17\nRegeste:\nmeurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels\n\nD.1.3 Réentendu le 14 décembre 2011 (E.2.132), le prévenu a confirmé pour l'essentiel ses\nprécédentes déclarations. Après avoir décrit sa situation personnelle et sa rencontre\navec G., le prévenu précise que cette dernière a commencé à lui dire qu'elle ne\nl'aimait plus à fin 2010. Le couple a eu pour projet de s'installer à l'étranger en mai\n2010, en raison du climat et de la maladie de G. L'achat d'un premier terrain n'a\ntoutefois pas abouti. Ils sont retournés visiter une maison à Noël 2010. Ils ont décidé\nde louer cette maison durant une année. Début 2011, le couple a vécu une nouvelle\ncrise ; G. n'était plus sûre de vouloir continuer à vivre avec le prévenu, car elle\nn'éprouvait que de l'amitié pour lui et le trouvait \"trop collant\". Le prévenu a dès lors\nloué un studio à …, mais est retourné dans l'appartement de …après une semaine à\nla demande de G. Depuis ce moment-là, G. était dans l'incertitude et a décidé de faire\nchambre à part. Ils sont toutefois partis ensuite à l'étranger ensemble et sont rentrés\nen août 2011 après que G. ait eu la confirmation de pouvoir bénéficier des prestations\nde l'AI. Le prévenu a ainsi quitté à deux reprises son domicile, la première fois au\nprintemps 2009, à …, la seconde en février 2011, à …. Chaque fois qu'elle lui faisait\nde la peine en raison de son état dépressif, le prévenu voulait la laisser. C'est aussi\npour cette raison qu'il voulait partir à … le 15 septembre 2011. Revenant sur ses\nprécédentes déclarations après avoir été confronté au courriel de N., l'ami qui devait\nl'accueillir à …, le prévenu a admis qu'il aurait pu se rendre chez celui-ci à la date\nconvenue et qu'il avait repoussé la date de son voyage de sa seule initiative, car il\ncroyait encore à sa relation avec G.\n\nLe prévenu a voulu se suicider la première fois le 7 août 2011. Il était déprimé car G.\nlui avait dit qu'elle ne l'aimait plus. Il a pris des Temesta, pour se donner du courage,\nmais s'est assoupi vers 15 heures. G. est rentré vers 19 heures, l'a réveillé et le\nprévenu lui a dit ce qu'il avait l'intention de faire. Le 9 août, il a eu une discussion avec\nG. et il a compris que c'était vraiment la fin. G. est partie dans sa chambre et le\nprévenu a préparé son sac avec l'idée d'aller chez sa fille, I. Sur la route, G. l'a appelé\nen lui disant qu'elle avait demandé à l'ambulance de venir car elle ne se sentait pas\nbien. La mère de G. l'a également appelé et il est retourné à l'appartement.\n\nD.1.4 Lors de son audition du 14 mars 2012 (E.2.181), confronté aux déclarations de L.,\nselon lesquelles elle l'aurait vu le matin des faits vers 11h30 – 12h00, le prévenu\nrépète qu'il pensait avoir quitté … vers 10h – 10h30 pour se rendre à St-Louis où ils\nont bu un café, avant d'aller faire quelques achats chez Ikea.\n7\n\nIl savait que G. aimait encore J., mais comme un ami. Elle disait l'aimer lui comme un\ntrès bon ami. Il a en outre admis jouer au Casino car celui lui permettait de\ndécompresser. Il avait toutefois promis à G. d'arrêter.\n\nIl a pour le surplus confirmé ses précédentes déclarations.\n\nD.1.5 Réentendu le 22 mai 2012 (E.2.190ss), le prévenu, confronté à l'extrait bancaire selon\nlequel un achat a été effectué à 15h53 au magasin Conforoma, précise, contrairement\nà ses précédentes déclarations, que s'ils ont été se balader au bord du Rhin, cela\ndevait être avant de se rentre à Pratteln, respectivement au magasin Conforoma.\nAprès cet achat, ils sont rentrés à … et le prévenu s'est rendu au Denner vers 16h50\n– 16h55. En fin d'audition, le prévenu insiste sur le fait que G. ne lui avait pas fait part\nde ses sentiments pour J. quelques heures avant le drame et que les déclarations\nqu'elle a faites dans ce sens à ses amies l'ont été pour sauver son honneur.\n\nD.1.6 Lors de son audition par le Tribunal pénal le 5 février 2013 (S.94), le prévenu indique\ndans un premier temps qu'il devait se trouver au restaurant à Pratteln lorsque G. a\nessayé de l'appeler à 16h25, puis dit se rappeler qu'en fait il se trouvait au magasin\nDenner à ce moment. Il s'en souvient car G. lui a dit avoir essayé de le joindre lorsqu'il\nfaisait les courses. Après 17h00, ils se sont douchés et le prévenu a ensuite vaqué à\ndifférentes occupations : il s'est occupé des chats, du jardin, etc. Il n'a pas vu G.\ntéléphoner ; cette dernière se trouvait probablement dans la chambre à coucher. Il\nrépète ne pas avoir assené à la victime plus de trois coups de couteau ; certaines\nplaies n'ont rien à voir.\n\nS'agissant des médicaments, le prévenu dit se souvenir parfaitement du traitement\nqu'il a suivi, tant la question a été débattue. Il a pris dans un premier temps son\ntraitement durant 7 à 9 jours, puis, considérant que les médicaments ne faisaient plus\neffet, il a arrêté de les prendre durant 6 à 7 jours. Sur insistance de sa fille, il a repris\nson traitement, de Seralin Mepha et Remeron jusqu'au 16 septembre, en plus du\nTemesta qu'il prenait chaque soir.\n\n"}