{"Signatur": "JU_TC_003", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "0000-00-00", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_003_CP-2013-17_0000-00-00.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2013_17_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73950afe6553b00af727cd18a8113d5e8523555a0787d999ac50025e465f532769e60e46cc18d8711c3fb58cad0b4329b6&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2013_17", "Checksum": "6ffe74c2e487eb8e67b1dd2d95f325a8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2013 17"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "meurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:42:29", "Checksum": "7c8079005dd04550b4b5c42e9ab8776b", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour pénale 00.00.0000 CP 2013 17\nRegeste:\nmeurtre passionnel / meurtre; mesure de la peine | appels\n\nEnviron quinze jours auparavant, le prévenu avait envisagé de se suicider. Il se\nsentait triste du fait que G. lui avait annoncé qu'elle ne l'aimait pas. Après avoir bu de\nl'alcool et pris des médicaments, il a rédigé une lettre disant qu'il partait faire son\n5\n\ndernier vol (en deltaplane), puis a quitté l'appartement. Entre temps, la mère de G. l'a\nappelé et l'a convaincu de revenir en lui disant que sa fille se sentait mal et devait\npartir à l'hôpital. De retour à l'appartement, une ambulance était sur place et\nl'ambulancier, K., lui a dit qu'elle lui était destinée. Après discussion, ils ont convenu\nque le prévenu monterait seul à l'hôpital où il s'est entretenu avec un médecin et un\npsychologue. Des antidépresseurs, de marque Temesta, lui ont été prescrits et il est\nretourné à l'appartement. Il a pris ces médicaments. Le 17 septembre 2011, il n'avait\npas bu d'alcool, ni pris de médicaments, car il prenait ses Temesta le soir.\n\nD.1.2 Réentendu le 26 octobre 2011 (E.2.83ss), le prévenu a précisé les événements de la\njournée du 17 septembre 2011. A la demande de G., ils se sont rendus le matin à St-\nLouis, en France, vers 10h30. Ils ont ensuite effectué quelques achats chez Ikea, où\nils ont dîné, puis se sont baladés à Bâle au bord du Rhin et ont bu un verre. Ils sont\nrentrés à … vers 17h00. Le prévenu s'est ensuite rendu au Denner pour effectuer\nquelques courses, puis est retourné à l'appartement. Il devait se trouver au Denner\nlorsque G. a essayé de l'appeler à 16h20. A son retour, il a croisé la voisine, L., dans\nles corridors de l'immeuble. Le prévenu et G. ont pris l'apéritif, partagé le souper, puis\nle prévenu est sorti arroser les plantes vers 19h30 – 20h00 durant environ 20 minutes.\nA son retour, soit vers 19h30 – 20h00, G. lui a annoncé qu'elle aimait toujours son\nex-mari. Confronté au SMS envoyé par G. à B. à 17h07 (recte 19h07, cf. K.6.9, heure\nUTC) et aux contacts téléphoniques effectués entre cette dernière et M., selon\nlesquels G. a avoué au prévenu qu'elle aimait toujours son ex-mari, le prévenu a\nmaintenu qu'elle ne lui avait annoncé son amour pour J. que vers 20h30. Il pense que\nG. a écrit ce message pour se protéger. Elle devait en avoir tellement marre qu'on lui\ndise de dire la vérité au prévenu, qu'elle a prétendu l'avoir fait. Le prévenu sait, pour\navoir lu le procès-verbal d'audition de M., que cette dernière recommandait à G. de\nmettre les choses en ordre avec lui. Elle avait certes l'intention de lui en parler, mais\nne l'a fait effectivement que vers 20h30. Il devait se trouver au Denner lorsque G. a\ntéléphoné à sa fille à 17h13 et 17h18 (recte 19h13 et 19h18, cf. K.6.6, heure UTC) et\ndehors en train d'arroser les plantes lorsque G. téléphonait à M. entre 20h00 et 20h36.\n\nLe prévenu était occupé à se préparer un thé à la cuisine lorsque G. lui a fait part,\n\"dans une phrase volante\" qu'elle aimait toujours J. A ce moment, l'émotion a été trop\nforte pour le prévenu. Elle lui avait en effet toujours dit que c'était terminé avec J. et\nle prévenu a eu l'impression qu'elle lui avait menti, parce que selon elle, pour aimer\nquelqu'un, il fallait que cela soit vraiment sérieux et profond. En lisant les procèsverbaux des personnes entendues dans la procédure, le prévenu comprend\ndésormais que G. lui disait la vérité, mais qu'il ne pouvait pas l'admettre.\n\nIl a voyagé entre la cuisine et le canapé, a pris un couteau à la cuisine, s'est approché\nde G. qui était allongée sur le canapé, l'a tout de suite frappée en lui assenant trois\ncoups de couteau. Elle a dit non, mais n'a pas crié, lui non plus d'ailleurs. Ensuite, il\nl'a regardée et lui a dit : \"maintenant je vais me tuer pour toi, que tu saches qu'on sera\nensemble\". Il est parti cherché un cutter dans la boîte à outils et s'est tailladé les\nveines des poignets. Constatant qu'il ne coupait pas, il est allé en chercher un\ndeuxième. Remarquant que cela allait \"trop long\", il a pris des médicaments dans la\n6\n\nsalle de bain et a avalé une boîte de pilules blanches, puis est allé rechercher le\ncouteau sur la table du salon et se l'est planté quatre fois dans le ventre. Il a\négalement essayé de se taillader le cou. Finalement il a téléphoné à l'ambulance afin\nque ce ne soit pas un proche qui découvre leur corps. Il a en outre fait sortir les chats\nsur la terrasse, voyant qu'ils étaient apeurés.\n\nG. prenait des médicaments pour s'endormir, soit des Temesta et des Saroten. De\nson côté, le prévenu prenait depuis sa dépression des Temesta avant de s'endormir.\nLe 17 septembre 2011, il n'en avait pas pris avant le drame, mais en a pris après.\n\n"}