Au cas particulier, indépendamment du fait que la partie plaignante n'a pas formellement cédé ses droits à l'Etat, il y a lieu de faire droit en principe à sa demande, étant entendu que sa créance en dommage et intérêts sera réduite dans une mesure identique au montant qui lui sera alloué au stade de l'exécution de la créance compensatrice. La cession des droits de la partie plaignante à l'égard de l'appelant pourra encore intervenir à ce stade et à hauteur du montant qui pourra finalement lui être restitué, compte tenu d'éventuelles prétentions de tiers. 29