, il lui est cependant loisible d’ordonner leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent. Ainsi, la créance compensatrice vise à empêcher que l’auteur d’une infraction demeure en possession d’avantages qu’il s’est procuré au moyen de ses agissements délictueux et à éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés. Elle ne joue qu’un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient (ATF 123 IV 70, consid. 3).