Une unité naturelle d'action sera toutefois exclue si un laps de temps assez long sépare les différents actes, quand bien même ceux-ci sont liés entre eux (JdT 2007 IV 83, 93). La notion d'unité naturelle doit être interprétée de manière restrictive afin de ne pas réintroduire sous une autre forme la figure du délit successif. Pour des infractions successives, quand bien même elles sont analogues et visent les mêmes intérêts juridiques, la prescription court en principe séparément pour chacune d'elles (CR-CO I, GILBERT KOLLY, Art. 98, N 24-26 et la jurisprudence citée).