L'article 60 al. 2 CO prévoit cependant que si les dommages-intérêts dérivent d'un acte punissable soumis par les lois pénales à une prescription de plus longue durée, cette prescription s'applique à l'action civile. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, cette réserve en faveur de la prescription pénale de plus longue durée s'applique également à l'action en remise du gain découlant de l'article 423 CO. Il a en effet été jugé que les prétentions du maitre en restitution des profits découlant de la gestion d'affaires imparfaite de mauvaise foi sont soumises aux règles sur la prescription des actions délictuelles (ATF 126 III 382 ;