Quel que soit le fondement des prétentions des plaignantes, il convient d'examiner en préambule si celles-ci sont l'une et l'autre titulaires des prétentions qu'elles font valoir en justice, en d'autres termes si elles sont légitimées à agir civilement à l'encontre du prévenu. Elles doivent ainsi démontrer l'une et l'autre, chacune pour elle-même, en fonction du fondement alternatif de leurs prétentions, soit que la gestion d'affaires a été entreprise en violation des droits qui sont les leurs, soit que les faits dénoncés leurs ont causé un dommage, soit enfin qu'il en est résulté, à leurs dépens, un enrichissement pour le prévenu.