Dans ces conditions, il n'y a pas de raison de renvoyer les parties plaignantes et demanderesses au civil à agir devant le juge civil. Au surplus, dans la mesure où les prétentions en remise de gain sont fondées directement sur l'article 423 CO et non sur la Loi sur le droit d'auteur, elles peuvent faire l'objet d'une action civile adhésive sans qu'il y ait lieu d'examiner si elles relèvent ou non d'une juridiction spécialisée au sens de l'article 5 CPC (CR CPP – NICOLAS JEANDIN/HENRY MATZ, art. 122 N 18). La Cour pénale est ainsi compétente pour statuer.