S'agissant de la dangerosité de l'arme factice utilisée, il ressort clairement du dossier et plus particulièrement des tests réalisés lors de l'audience de première instance, qu'elle est propre à blesser une personne en causant une brûlure en cas de tir à bout touchant ou des lésions dues au bruit (~106 décibels). Il apparaît en revanche moins évident que les conséquences précitées (brûlure et bruit) soient assimilables à des lésions graves au sens de la jurisprudence précitée (cf. NIGGLI / RIEDO, op. cit., n. 147 ad art.